Le simultrad, solution pour éviter l'enfer du piratage à Naruto Gaiden

Clément Solym - 24.04.2015

Manga/BD/comics - Univers Manga - Naruto Kana - traduction japonais - piratage licences


Même s'il s'agit d'un spin-off sequel, Naruto reste une grosse licence pour son éditeur français Kana. Le problème, quand on parle de manga, c'est que la contrefaçon n'est jamais bien loin : les fans, impatients, préfèrent télécharger les œuvres traduites par des équipes bien organisées, pour coller au plus près. La riposte s'appellerait simultrad. Et en fait rire certains...

 

 

 

Kana vient d'annoncer qu'une nouvelle solution de simultrad était mise en place pour Naruto Gaiden – on retrouvera les enfants des précédents personnages de la série, à l'âge auquel on les a découverts. Autrement dit, la machine à cash a longuement tourné, avant d'aboutir à ce sous-dérivé marketing. Mais soit. 

 

Publié chaque semaine, le lundi, l'œuvre sera découpée en chapitres, et disponible, donc, sur les sites des revendeurs traditionnels, Fnac, Amazon et izneo. 

 

Bon, mais qu'est-ce que le simultrad ? Comme son nom l'indique fort bien, il s'agit d'un exercice de traduction simultanée, un peu comme il s'en fait à la Commission européenne. Kana avait d'ailleurs tenté le coup, en août 2014, avec une application simultrad, qui laissait rêveur : proposer au lectorat ultra-connecté des solutions numériques répondant aux habitudes. 

 

Les chapitres étaient vendus 89 centimes et l'épisode complet pour 4,49 €. L'application permettait alors de mettre en vente le nouveau chapitre, en même temps que sa sortie au Japon. Plus qu'une simple adaptation à l'évolution des modes de lecture, l'éditeur entendait lutter contre le piratage par cette offre légale, « une alternative aux scantrad pirates ».

 


 

 

Restait à savoir quel sera le prix public des chapitres pour Naruto Gaiden – une interrogation qui pourrait faire toute la différence. En l'occurrence, 49 centimes. Un tome de Naruto comptait 10 à 11 chapitres, mais il est difficile de s'avancer, puisqu'il s'agit là d'un spin-off. 

 

Rappelons que le simultrad fait des émules, puisque Pika s'était également lancé le 18 mars dernier dans une solution identique. « C'est un travail collectif qui nécessite une coordination rigoureuse. Il y a au moins cinq personnes qui travaillent à la réalisation de la traduction, du lettrage, de la maquette, sans compter notre travail en interne pour l'éditorial, et surtout pour la commercialisation et la distribution auprès des e-libraires », promettait l'éditeur

 

Pour l'heure, aucun bilan n'a été communiqué par Kana sur le lancement de son application, quant à Pika, il est évidemment trop tôt pour savoir quoi que ce soit.

 

Valoriser la traduction professionnelle est une chose, combattre les pirates en est une autre. D'autant que les fans se plaignent régulièrement de ce que les traductions des Teams semblent plus réalistes, ou simplement fidèles aux textes originaux. Difficile donc de se laisser convaincre par une offre légale qui ne serait, de ce point de vue, pas attractive. 

  

Et pour les plus grandes brutes devant l'éternel, sachez le Boruto, le film Naruto, sera dans les salles japonaises le 7 août prochain et qu'un premier trailer est disponible.