Les comics investis par la mode

Clément Solym - 30.08.2012

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Longtemps moquée, l'allure vestimentaire des superhéros intéresse de plus en plus les couturiers. Et pourtant, le cliché aura eu la vie dure sur le slip passé au-dessus d'une combinaison plus que moulante. Et même dans le milieu des artistes américains. Dans une interview accordée à Playboy en avril, le scénariste Grant Morrison confiait penser que Superman était gay.

 

Une anecdote qui n'était pas qu'une boutade. Mais peut-être bien une demi-annonce, faut-il le rappeler, Morrison a travaillé longuement sur le Kryptonien et s'apprête à relancer Action Comics. Quelque temps après cette déclaration dans une interview accordée à Playboy, démarrait la grande vague du comics-out : la sortie du placard de nombre de héros homosexuels.

 

Plus que jamais en phase avec leur temps, les icônes de la pop culture américaine investissent désormais tous les milieux créatifs. Y compris ceux de la mode. Par le biais de concepteurs voguant entre deux univers, comme Phillip Lim, l'idée commence à gagner en sérieux. Couturier de renom, l'homme a composé un illustré à mi-chemin entre le comics et le design. Kill the Night propose un aperçu de sa collection 3.1 automne-hiver façon comics.

 

 

 

Pour se faire, il s'est entouré dans sa tâche de l'auteur du cross-over entre Batman et les X-Men, John Ostander et du dessinateur Jan Duursema (Star Wars). Fidèle à la touche du couturier Kill the Night reprend une ligne sobre aux tons monochromes. L'occasion de découvrir des masques qui empruntent autant au personnage de Cyclope (X-Men) que du loup à plume.

 

Dans le même temps, la marque new-yorkaise Mishka, écrite en cyrillique, propose une série de t-shirts en partenariat avec Harvey Comics. L'occasion de retrouver sur débardeurs et t-shirt des motifs imprimés de Casper le plus gentils des fantômes ainsi que d'autres personnages de Famous Studios, la branche animation de la Paramount entre 1942 et 1967. 

 

Un phénomène qui s'appuie largement sur la sortie de la mode Geek d'un carcan plus ou moins marginal. Et semble donner des idées à d'autres acteurs du domaine artistique. L'automne prochain, la cousine franco-belge sera mise à l'honneur d'une exposition d'art contemporain au couvent des Cordeliers à Paris.