Les familles des créateurs de Superman humiliées

Clément Solym - 29.03.2011

Manga/BD/comics - Comics - superman - siegel - schuster


Le casting a eu cours, pour savoir qui incarnera Lois Lane dans le prochain film de Warner Bros, Superman, une nouvelle version des aventures de l'extraterrestre originaire de Krypton. Amy Adams incarnera donc la journaliste... mais on n'en est pas là.

Or, le personnage de Lois doit beaucoup à la veuve du créateur de Superman, Joanne Siegel. Jerry, son époux, s'était largement inspiré d'elle pour créer avec Joe Schuster, cette journaliste dont Clarke Kent tombera rapidement amoureux.

Mais voilà : Joanne est décédée le 12 février dernier d'insuffisance cardiaque, après avoir passé sa vie à lutter contre DC Comics et Warner Bros. Et ce, pour que ses héritiers puissent profiter pleinement des droits relatifs à l'exploitation de l'oeuvre de son mari. Aujourd'hui, les héritiers de Siegle ont obtenu la moitié des droits d'auteurs pour Superman. Et en 2013, ce sont les Schuster qui iront devant les tribunaux pour obtenir la moitié qui leur revient. 


Et au terme de ce paiement, ni DC Comics, ni Warner Bros, ne seront en mesure d'exploiter le personnage de Superman, sans un nouvel accord financier passé avec les familles de Siegel et Shuster.

Sauf que Warner ne l'a jamais trop entendu de cette manière. Peu avant de mourir, Joanne avait adressé une ultime lettre à Warner, le 10 décembre 2010, directement à Jeffrey L. Bewkes, président exécutif de Time Warner.

Revendiquant le droit d'auteur que garantit la loi, elle se plaint du comportement agressif et violent des avocats de Warner, qui avaient contraint la vieille dame à d'épuisantes audiences. « Ces méthodes mesquines vous sont-elles agréables ? Pensez-vous vraiment que les familles des créateurs de Superman devraient être traitées de cette manière ? »

« Comme vous le savez, DC et Warner Bros ont énormément profité durant 72 années de l'exploitation de cette merveilleuse création de Jerry et Joe. » Superman est une franchise qui se compte en milliards de dollars... Elle leur promet également que le studio ne l'emportera pas au paradis, et ce procès qui entre dans sa 5e année aurait pu être complètement évité, si la firme avait payé ce qu'elle devait, comme elle le fait avec ses autres prestataires.

Puissent-ils avoir envie de préserver leur image, largement ternie par ces exactions...

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