Les librairies de comics ferment à l'heure des Avengers

Florent D. - 26.04.2019

Manga/BD/comics - Comics - Avengers film endgame - librairies comics


Selon des projections pas si farfelues qu’il n’y paraît, le nouveau film des Avengers engrangerait 1 milliard $ durant la première semaine d’exploitation. Chapeau. Un record de box-office qui cache la réalité des librairies spécialisées dans le comics : des fermetures par dizaines. 

DC Comics - Frankfurt Buchmesse 2015
ActuaLitté, CC BY SA 2.0 (photo d'illustration)
 

Au cours des derniers mois, les boutiques mettent la clef sous la porte, plus rapidement que Flash. Que ce soit au Royaume-Uni ou aux États-Unis, on enregistre une triste situation pour les vendeurs, jusqu’à l’annonce, en janvier dernier, de la disparition de St Mark’s Comics. Cette librairie de New York était si réputée qu’elle avait fait une apparition dans la série Sex and the City, pas vraiment geek-friendly pourtant.

Les études indiquent qu’une cinquantaine de boutiques ont cessé leur activité sur les deux territoires, au cours de l’année passée. 

Et pourtant les super héros n’ont jamais été si attractifs, identifiés et plus encore : surmédiatisés. Pour la librairie, spécialisée ou non, les difficultés sont parfaitement identifiées et connues — pas une fatalité, évidemment, mais bien réelles. Loyers, chiffre d’affaires, salaires, assurance… le tout contrebalancé par des marges bénéficiaires précaires.

Le deuxième épisode de Avengers, Infinity Wars, avait pourtant dépassé les 2 milliards $, après avoir dépassé le milliard en 11 jours seulement. À un détail près : la majorité des recettes vient de l’étranger, avec 67 % des ventes réalisées en dehors du territoire américain.
 

Le marché s'érode, s'éro... s'...


Mais cela n’explique pour autant pas comment l’on passe d’une pareille mobilisation de l’attention à un désintérêt pour les comics — et donc à la fermeture progressive des librairies. Jared Myland de OK Comics à Leeds, explique bien que l’on ne choisit pas ce métier dans l’espoir de devenir millionnaire. « Nous le faisons parce que nous aimons les comics. »

Et d’ajouter : « Malheureusement, les fermetures sont un sujet de plus en plus régulier des deux côtés de l’océan. » D’autant que les ventes de comics numériques n’auraient, pour leur part, pas dépassé 15 % du chiffre d’affaires total sur le territoire américain.

Rich Johnston du magazine Bleeding Cool, tente de rééquilibrer les faits : « Depuis les années 90, il y a eu un déclin, mais je pense que nous évoquons autant d’histoires d’ouvertures que de fermetures de magasins. » En parler, oui, mais dans les faits ? 

En juillet dernier, une étude pointait justement les excellents résultats des films de l’univers Marvel, mis en parallèle avec la baisse des ventes de comics.

Au cours de l’année 2017, les ventes sur le marché nord-américain ont perdu, au global, 6,5 % : 1,105 milliard $ pour les romans graphiques et les comics. Or, ce sont les comics qui ont le plus souffert, avec 10 % de baisse — quand seul le segment du roman graphique Young Adult affiche une croissance de 1 %. 

Et si les ventes globales diminuent, les répercussions sur les librairies s’ignorent difficilement. Récemment, c’est Chameleon Comics & Cards, figure institutionnelle de Manhattan, qui perdait pied. Et pour une fois, aucun superhéros n’a pu renverser la tendance.


via Guardian


Commentaires
Entre conservatisme des "vieux" qui partent et les nouveaux qui arrivent lentement c'est pas très étonnent ; ici on peu avoir des Comics VO via Original Comics qui a aussi une librairie sur Paris, ou par TPB via Amazon ou (aussi) par achat de Comics en digital via comiXology. Sachant que les acheteurs en numérique et TPB comptent peu pour la survie d'une série, les séries s’arrêtant alors que le Trade No.1 vient de sortir sont légion (hélas), depuis peu je refais des titres en achat mensuel (pour aider la cause) mais ça aide très très peu et je vois encore des titres que j'aime et qui s’arrêtent (X-23 ou West Coast Avengers). Marvel et DC devront encore faire des efforts pour recruter des nouveaux (ça "marche" avec Squirrel Girl ou Moon Girl ou Wonder Comics). Pour les indépendants c'est plus facile de rentrer dans leurs univers, mais ça décolle (hélas) pas plus ; reste les très très indépendants via corwdfunding eu marchent sur un autre système et vendent souvent en convention ou via comiXology (comme Kat Calamia et son Like Father, Like Daughter ou un découvert très récemment Star Power & The Ninth Wormhole, The Search for Black Hole Bill, The Mystery of the Zel Gux Dynasty et The Lonely War). Moi je reste fidèle et fan de la "nouvelle vague" "SJW".



Reste effectivement la VF mais j'ai arrêté depuis trop longtemps (et ça compte aussi pour des prunes sur la survis d'un titre).
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