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Les tensions se calment (un peu) autour du Festival de la BD d'Angoulême

Laurène Bertelle - 22.06.2017

Manga/BD/comics - Univers BD - festival BD angoulême - FIBD action justice - ministère culture angouleme


L’organisation du festival de la BD à Angoulême, constituée par l’association FIBD et la société Neuvième Art +, a décidé d’annuler les recours dirigés contre l’Association pour le développement de la BD à Angoulême, la fin d’une tension de plusieurs mois entre les organisateurs et le ministère de la Culture.

 

Comics building Angouleme

Festival de la BD 2001, Angoulême (Pape, CC BY-NC-ND 2.0)

 

 

Après les déceptions liées à l’édition 2016 du Festival de la BD à Angoulême, le ministère de la Culture avait pris les devants et fondé, en février 2017, l’Association pour le développement de la BD à Angoulême, qui regroupait collectivités et professionnels de l’édition, en vue « d’assurer une meilleure coordination et une meilleure implication des partenaires dans les orientations importantes du festival et dans l’utilisation des moyens financiers qui lui sont alloués ».

 

Toutefois, les organisateurs du festival, l’association FIBD (Festival international de la bande dessinée) et la société Neuvième Art + n’avaient pas accueilli cette nouvelle d’un très bon œil. Selon eux, cette association était une atteinte à l’indépendance du festival, et « prétend[ait] à la gouvernance de l’événement sur la base de statuts qui port[aient] directement atteinte aux droits de l’Association du FIBD et de 9e Art+ », avaient-ils expliqué en février dernier.

Le ministère, représenté à l'époque par Audrey Azoulay, avait de son côté nié toute volonté de contrôle despotique, mais mettait en avant l'intérêt général. Le conflit entre les deux camps avait même mené à une action en justice conduite par l'organisation du festival.

 

Depuis, les tensions semblent s’être estompées et l’organisation a décidé d’abandonner les recours. La raison ? Une discussion avec Bruno Racine, nommé président de l’association en février, qui a su rassurer. « On a trouvé avec Bruno Racine, un interlocuteur qui a su nous entendre, rapprocher les points de vue et donner une nouvelle orientation à l’association », explique Franck Bondoux, délégué général de Neuvième Art +, au journal Sud Ouest. « Elle ne se positionne plus comme un donneur d’ordre, mais comme un espace de dialogue pour bâtir ensemble le projet. »

 

Espérons que la trêve se maintienne jusqu'à la prochaine édition du festival de la BD, qui se tiendra du 25 au 28 janvier 2018 à Angoulême.