Manga numérique : Square Enix débranche la France et l'Amérique du Nord

Nicolas Gary - 29.04.2013

Manga/BD/comics - Univers Manga - Square Enix - manga numérique - Amérique du Nord


Les titres achetés seront toujours accessibles même après l'arrêt des services, rassure immédiatement l'éditeur de manga et de jeux vidéo. Mais pour les consommateurs d'Amérique du Nord et de France, la distribution numérique de manga et de JV sera arrêtée à compter du 23 mai chez Square Enix. Une fin quelque peu abrupte...

 

 

 

 

A l'occasion de la Comic-Con international, en juillet 2010, l'éditeur avait dévoilé de vastes projets de distribution numérique, offrant une consultation gratuite de chapitres, venus de titres tels que Fullmetal Alchemist, Soul Eater, Black Butler, et O-Parts Hunter. Lancé officiellement en décembre de la même année, le service était arrivé avec des nouveautés supplémentaires. 

 

L'outil aura donc servi durant plus de deux ans, avant que l'éditeur ne décide de couper les flux. La distribution de manga numérique à l'étranger sera arrêtée à compter de ce 23 mai, bien qu'il soit toujours possible pour les utilisateurs de retrouver leurs titres. Une partie du personnel présent dans les locaux de Los Angeles a été licenciée un peu plus tôt en avril, et d'autres bureaux pourront connaître le même sort, un peu partout dans le monde. 

 

Pour l'heure, c'est avec une communication réduite que Square Enix informe de la fin de ses services et de l'arrêt de la vente de contenus.

 

Nous vous remercions de votre fidélité à la boutique SQUARE ENIX MANGAS. Les services de vente en ligne de mangas digitaux cesseront à compter du 23 mai 2013. Concernant la suite de nos publications ou nouveaux titres, nous préparons actuellement d'autres services plus performants et plus fonctionnels de livres numériques. Nous vous présenterons prochainement les formules d'abonnement sur ce site ainsi que sur notre page Facebook. Nous vous remercions sincèrement pour votre soutien. Les contenus que vous avez achetés resteront accessibles. Merci de cliquer ici pour vérifier l'environnement requis.

Vente de nouveaux contenus : Jusqu'au 23 mai 2013 07 :00(GMT)

 

C'est aussi un autre coup porté dans la commercialisation numérique, alors que JManga, plateforme globale pour la lecture en ligne de manga, et réunissant les catalogues de différents éditeurs, va également être stoppée, à compter du 30 mai. Lancée en août 2011, la plateforme n'aura eu que dix-huit mois pour faire ses preuves, avec un catalogue de plus de 300 titres, particulièrement mince. Avec une politique tarifaire élevée, pour des oeuvres dématérialisées, les clients n'ont pas suivi la démarche. Avec cette fois une plus désagréable nouvelle : les clients ne pourront pas récupérer leurs titres... 

 

Après, l'approche choisie par JManga, s'appuyant sur un logiciel pas bien fameux, avec une gestion des titres qui étaient loin de faire l'unanimité, mais également la présence de DRM sur les fichiers lus en streaming, sont autant de contraintes qui ont nui à la bonne marche du site. 

 

En parallèle, il faut se souvenir que des changements de postes ont été opérés chez Square Enix, avec le remplacement de Youichi Wada, ancien président et directeur, par Yosuke Matsuda. Quelques jours avec cette annonce, la société avait fait l'objet d'articles admiratifs dans la presse, pour ses résultats exceptionnels, cumulant 13 milliards ¥ pour l'exercice 2012. 

 

S'il semble compréhensible qu'en regard  marché français, la société ait décidé de couper les vannes, la décision pour le territoire nord américainsemble plus complexe à appréhender. Reste que le modèle économique, passées deux années de service, n'a pas porté ses fruits, et que l'éditeur préfère arrêter la casse avant que tout cela ne devienne trop onéreux. Pour certains, il faut toutefois y lire l'incidence directe de l'export de la production japonaise, en version numérique, à l'étranger. 

 

L'outil de Square Enix n'était pas non plus exempt de problème - entre autres, son système de paiement qui a été amplement critiqué. Surtout que la plateforme n'était pas accessible aux utilisateurs de Mac, puisque le seul navigateur reconnu et accepté était Internet Explorer. 




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