Manson, tome 1, de Cédric Rassat et Paolo Bisi

Clément Solym - 21.06.2008

Manga/BD/comics - Univers BD - Manson - Eduardo - Chavez


À Los Angeles, début août 69, une voiture arrive sur Cielo drive. À son bord Charles Manson, le criminel manipulateur que l'on connaît tristement. Cette date coïncide avec l'époque où Charles a monté La Famille, un groupe de fanatiques qui lui obéissent au doigt et à l'oeil. Prêt à tuer pour lui, et l'ayant déjà fait, le groupe inquiète méchamment la police californienne.

Au Los Angeles Times, un jeune journaliste d'origine chilienne, pris sous son aile momentanément par Larry, vétéran du quotidien, va découvrir les atrocités commises par le groupe de Manson. Alors que les enquêteurs vont se mettre sur le pied de guerre, les journalistes se mettent en quête d'indices pour comprendre les motivations et origines de meurtres sanglants.

Avec cette série qui commence, le criminel Charles Manson... aura bientôt fini de fasciner. Loin d'ouvrir un dossier mystérieux ou une simple enquête récapitulative sur les actes barbares de ce grand malade, on entre dans l'année avant son arrestation. Si scénaristiquement tous les éléments majeurs sont présents, même les pierres d'attente — à ce titre, faudra qu'on m'explique comment Helter Skelter des Beatles est devenu Healter Skelter... — côté dessin un effort aurait été de très bon goût.

Alors, oui, le découpage est plutôt efficace, et bien que la couleur manque de punch autant que de vie, la moindre des choses aurait été de rendre un Manson un tant soit peu ressemblant. Ici, hormis son attitude manipulatrice on ne retrouve pas vraiment le portrait convaincant du gourou.


Après, l'atmosphère souffre de ce trait pas vraiment agréable, un brin commun. Quand on pense à l'influence que le bonhomme a pu avoir sur les États-Unis, et malgré des renseignements intéressants, l'accroche n'est pas garantie. Dommage, pour un titre qui s'annonçait vraiment prometteur.

Publié par Glénat, pour un peu moins de 9,50 €, on aurait préféré payer deux ou trois euros de plus pour un dessin qui aurait mieux immergé.