Michel Serres revient sur ses associations douteuses

Clément Solym - 27.09.2011

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Michel Serres, dimanche 18 septembre, dans son rendez-vous hebdomadaire en compagnie de Michel Polacco s’était attaqué au monde d’Astérix, suscitant, par la suite une profonde polémique. Effectivement, dire qu’ « Astérix, c’est l’apologie de la force », « l’apologie de la drogue » ou encore « la négation de la culture », c’était un peu fort de café !

Face aux auditeurs qui ont vivement rebondi, le médiateur de France Info, Jérôme Bouvier, est intervenu, allant demander au principal intéressé s’il souhaitait revenir sur ses propos lourds de conséquences. Parler de nazisme et citer Joseph Goebbels autour du personnage d’Astérix, ce n’est tout de même pas anodin.


Michel Serres ne souhaite pas revenir sur les faits, disons sur le fond de ses propos. En revanche, il reconnaît s’être montré « un peu excessif dans [son] langage » : « Cela a sans doute un peu dépassé ma pensée et je n’ai pas tenu compte de l’humour présent dans la bd », avoue-t-il sans toucher à la force de ses attaques cependant.

Finalement, Michel Serres s’enfonce, en proposant une lecture littérale, hors cadre humoristique, des aventures d’Astérix. Enlever l’humour de cette série et il est bien difficile de faire tenir l’édifice. On ne peut ainsi séparer le ton de la bd de son contenu factuel. En faisant un tel choix, le philosophe entreprend une lecture faussée. A l’image de celles que l’on a pu faire récemment autour de l’univers des Schtroumpfs.