La franchise Naruto est l'une des plus importantes de l'histoire du manga, en termes de ventes et de volumes, et elle dispose d'un réservoir démesuré de fans. Après 15 années de publication dans le magazine japonais Weekly Shonen Jump, Naruto tirait malgré tout sa révérence l'année dernière, sans tirer un trait sur les films, animes et autres comédies musicales puisés dans l'univers de l'auteur Masashi Kishimoto. Si cela n'a pas suffi à maintenir l'engouement, la nouvelle génération est prête à battre les records des aînés.

 

 

 

L'arrêt de la série principale Naruto, fin 2014, n'avait évidemment pas mis fin à l'exploitation des personnages de Kishimoto : oui, il y eut effectivement une comédie musicale, mais c'est surtout un film qui avait attiré l'attention au Japon. Attention, un potentiel spoiler se cache dans le paragraphe suivant de cet article, même si le secret a été largement éventé depuis la sortie de ce long-métrage dans l'archipel.

 

En août dernier sortait Boruto, le onzième film de la franchise Naruto : Boruto, c'est le nom du fils de Naruto, qui prend logiquement la relève du père. Si l'entrée en scène du rejeton n'étonne pas plus que cela, le public est visiblement réceptif : en trois jours, le film avait récolté 680 millions de yens, soit environ 4,9 millions € au box-office. Ce faisant, le fils laissait le père à la traîne, et Boruto annonçait le meilleur pour la franchise.

 

Cependant, le mangaka à l'origine de Naruto, Masashi Kishimoto, avait été très clair au moment de la sortie du film Boruto : « S'il vous plaît, laissez-moi me reposer, maintenant », suppliait-il, sans dissimuler une forme de détresse face à une création qu'il ne maîtrisait plus très bien. Interrogé sur la possibilité d'enchaîner avec une suite à Boruto, Kishimoto avait poliment décliné.

 

Ce qui ne veut pas dire que d'autres ne pourront pas s'en charger : l'éditeur Shūeisha annonce ainsi la publication d'un manga centré sur Boruto dès le printemps 2016, dans Weekly Shonen Jump. Si Masashi Kishimoto est crédité pour « superviseur », ce qui lui laisse a priori une bonne marge de manœuvre quant à son investissement, le manga sera en fait dessiné par Mikio Ikemoto, un de ses assistants, sur un scénario signé par Ukyō Kodachi, qui participa à celui du film Boruto.

 

Quant à savoir si Boruto saura faire mieux que son père, sur le papier, réponse dans une quinzaine d'années...

 

 

(via Anime News Network)