New York, l'après 11 septembre, dans la peau d'un flic-pasteur : Soda

Florent D. - 15.09.2014

Manga/BD/comics - Comics


Soda  c'est l'histoire de toute une vie passée dans le mensonge. Un fils vit avec sa mère. Mais elle souffre du coeur. Or, en arrivant à New York, le chérubin s'est retrouvé engagé dans la police. Problème : son père était flic. Et il est mort, peu ou prou, dans l'exercice de ses fonctions. Alors, pour rassurer sa vieille mère, Solomon David, alias Soda, lui fait croire qu'il est pasteur.

 

 

 

Les inconditionnels, et souffre, lecteur, que j'en sois, ont lu Soda au moins trois fois. Par album. Or, depuis Code Apocalypse, sorti en juin 2005, sous la plume de Gazzotti et le scénario de Tome, on n'avait plus rien à se mettre sous la dent. Soda, c'est tout un monde new-yorkais de grosses fripouilles, de petits indics et de policiers qui mentent.  

On m'appelle SODA, mais, mon vrai nom, c'est Solomon. David Elliot Hanneth Solomon.

Si elle savait, ma mère vous dirait sans doute que je suis policier, mais, à New York, il n'y a pas de policiers, juste des flics. De toute façon, elle ne sait pas, ça l'inquiéterait, elle m'a toujours cru pasteur…

Depuis l'an dernier, elle habite avec moi ; elle ne sort jamais et ne lit pas les journaux qui sont pleins de violence.

C'est pas plus mal : les types que j'arrête sont parfois un peu morts…

 

 

 

Le nouveau tome, Resurrection, sera réalisé par Tome, et Dan, remplaçant Gazzotti pour le dessin. Mais il faudra patienter jusqu'au 7 novembre pour découvrir cette nouvelle aventure. L'inspecteur signe un retour attendu, pour raconter comment un flic new-yorkais qui a vécu les événements du 11-septembre continue son métier dans une ambiance de mensonge, d'obsession sécuritaire et de paranoïa planétaire... 

Comme chaque année, ignorant toujours le vrai métier de son fils, Mary Solomon réclame une simple rose pour son anniversaire, mais pas n'importe laquelle : une de ces délicates roses blanches que son ami fleuriste vend désormais à la sauvette dans une proche station de métro.
Mère et fils arrivent ensemble sur place, mais tandis que le « pasteur » soda négocie avec le vieux vendeur l'achat de tout son stock de roses, Mary a l'attention attirée par un personnage sombre, à la physionomie vaguement orientale, porteur d'un sac à dos.

 

Et comme le précise l'éditeur : « On le croyait mort. Il revient plus vivant que jamais.  »