Nouvel éditeur de comics, Bad Idea mise sur la décroissance et l'exclusivité

Antoine Oury - 11.02.2020

Manga/BD/comics - Comics - Bad Idea comics - comics marche - bandes dessinees ventes


Un groupe d'entrepreneurs et d'éditeurs venus de Valiant Comics, un des concurrents indépendants de Marvel et DC, se lancent dans l'aventure d'une nouvelle maison d'édition de comics, Bad Idea. Cette dernière, pour se distinguer dans un marché américain saturé et de moins en moins fréquenté par les lecteurs, mise sur peu de titres et une distribution au compte-goutte, dans certaines librairies spécialisées seulement.

Détail de la couverture de Lewis LaRosa et Diego Rodriguez
 
 
Une distribution raréfiée, quelques titres mensuels, des grands noms de la bande dessinée : à quelques détails près, le programme de la maison d'édition Bad Idea ressemble à celui d'un autre éditeur de comics, aux États-Unis. Mais ce sont ces détails qui font toute la différence : l'éditeur annonce une à deux parutions par mois, et une distribution autonome auprès d'une vingtaine de revendeurs, pour commencer.

Alors que la plupart des éditeurs indépendants se tournent vers le distributeur Diamond pour envoyer leurs comics au quatre coins des États-Unis, Bad Idea fait donc le choix audacieux d'une diffusion en interne. Et revoit logiquement son réseau : pour les premières parutions, seules 20 librairies spécialisées proposeront les titres de la maison. À partir de mai 2020, les points de vente augmenteront petit à petit, pour atteindre une cinquantaine de librairies participantes en fin d'année 2020.

La pari est celui de Dinesh Shamdasani, ancien PDG de la maison indépendante Valiant et en grande partie responsable de sa renaissance, entouré par d'autres transfuges, partis avec lui, dont Warren Simons, Hunter Gorinson, Joshua Johns ou encore Atom Freeman.

« Des comics vendus mensuellement, dans des librairies de comics, voilà notre job », annonce la maison d'édition dans ses premiers communiqués de presse. Contrairement aux pratiques en vigueur dans l'industrie, Bad Idea promet en effet que ses bandes dessinées ne seront disponibles qu'au numéro, et uniquement dans les librairies spécialisées, les fameux comic book stores. Il n'y aura ni recueil, ni édition spéciale, et une seule fenêtre pour se procurer les récits. Aucune édition numérique n'est prévue par ailleurs.

Le premier titre du catalogue de Bad Idea s'intitule ENIAC, né sous les plumes et crayons de Matt Kindt (dont le premier tome de Mind MGMT sera publié le 19 mars par Monsieur Toussaint Louverture dans une traduction de Thomas de Châteaubourg), Doug Braithwaite, Diego Rodriguez et Lewis LaRosa. Une histoire d'intelligence artificielle trop puissante, qu'il s'agit de désactiver rapidement...
 
Sur un marché américain saturé de parutions dans le domaine des comics, où Marvel et DC font les frais d'un ras-le-bol des lecteurs, le pari de la décroissance est audacieux, et pourrait bien porter ses fruits...

via Comic's Beat


Commentaires
raspberry nous ne nous croiserons donc jamais tant pis raspberry
retrouvé Cassandra Cain qu'on aime dans Shadow of the Batgirl, très bon one-shot LOL

(Un Comics vendu partout lui).
"SuperGroom - tome 1 - Justicier malgré lui" me tente...
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