Parce que Brest est une ville à part : Casier[s], la revue BD

La rédaction - 27.02.2017

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Angles tranchants. Ombre et lumière. Bout du monde. Histoire enfouie. L’arsenal. La rade. La Royale. « Brest est une ville à part », affirment en chœur les bédéistes créateurs de la revue Casier(s). Une ville très inspirante, en effet, pour les scénaristes et dessinateurs qui l’habitent ou la fréquentent, comme elle l’est pour les photographes ou les auteurs de polars.

 

 

 

Malo Durand est le président de l’association Brest en Bulle, collectif de bédéistes brestois, à l’origine de la création du salon Rencontres brestoises de la BD. Il revient sur la naissance de la revue Casier(s), avec ses amis, pour certains anciens collaborateurs du fanzine Le Violon Dingue, important dans l’histoire de la BD brestoise : Gwendal Lemercier, Gildas Java, Briac, Florent Calvez, Mike, Josselin Paris, Bertrand Galic, Dominique et Alain Robert, Arnaud Le Gouëfflec, Arnaud Floc’h, Stéphane Heurteau, Julien Solé...

 

« Le projet a démarré il y a un an et demi. Nous voulions que le premier numéro sorte lors de la dernière édition du salon, qui devait se tenir à Brest, sur le plateau des Capucins en pleine rénovation, et nous avions aussi choisi le thème des Capucins à cause de ça. Finalement, le chantier ayant pris du retard, cela n’a pas été possible. En fait, le thème a surtout servi d’arrière-plan aux histoires, s’étendant à Brest rive droite, à Recouvrance. »

 

Pour financer le projet, ses initiateurs ont eu recours au crowdfunding. « Lancée en avril, pour un an et demi, l’opération a rapporté 9 500 euros, alors que l’objectif n’était que de 4000. Ça nous a confortés dans nos convictions, bien sûr, et ça nous a permis de financer entièrement l’impression de ce premier numéro. »

 

Sorti le 22 septembre dernier, le premier numéro de la revue Casier(s) compte 160 pages. Il est diffusé directement par ses protagonistes, en préachat ou en dépôt dans les librairies brestoises et dans quelques endroits en Bretagne. Il est également disponible en achat direct via Internet.

 

« Le tirage de 2 000 exemplaires étant quasiment épuisé se pose la question d’une possible réimpression. Nous n’avons pas encore tranché. » En tout cas, les ventes permettent d’ores et déjà de financer la sortie du numéro 2, sans subventions et sans annonceurs publicitaires. « À partir de 900 numéros vendus, nous pouvons payer les auteurs à 50 % (en droits d’auteur) ; et à partir de 2500, à 75 %. » Pour ce nouvel opus, les candidats se bousculent. « Nous avons beaucoup de propositions, confirme Malo. Venant d’auteurs qui ne sont pas tous brestois. Il va falloir faire des choix. »

 

 

 

D’une excellente tenue, portée par des auteurs enthousiastes et par une promo intelligente, Casier(s) s’annonce comme un excellent stimulant pour la bande dessinée brestoise, marquée par des personnalités comme Pellerin ou Kris. L’occasion aussi d’explorer l’âme de cette ville, pour mieux détourner ou mettre à mal certains clichés qui lui collent encore un peu trop à la peau.

 

Revue casiers

Gérard Alle

 

en partenariat avec Livre et lecture en Bretagne