Pédopornographie : le manga est-il un crime ?

Clément Solym - 14.10.2011

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Le manga n'est donc pas un crime. Or, depuis quelques mois, un citoyen américain fait face à une peine de prison d'un minimum d'une année dans une prison du Canada. Les autorités aux douanes l'accusent en effet d'avoir été en possession de contenu relevant de la pornographie enfantine.


S'est ainsi monté un collectif de résistance, le Comic Book Legal Defense Fund's Massive Manga Giveaway, qui a décidé d'amasser des fonds pour payer les frais juridiques, qui pourraient s'élever à 150.000 $.

 

 

Présent à la convention New York Comic Con, le CBLDF veut sensibiliser à la situation de cet homme, dont l'inculpation serait illégitime estime-t-il. Il vient même d'annoncer son intention d'aller directement, en plus de cette assistance financière, plaider la cause de l'inculpé, au cours d'une conférence-débat organisée durant la manifestation.

 

L'occasion également de recueillir des fonds supplémentaires, évidemment.

 

Depuis mai 2011, la British Columbia Civil Liberties Association (BCCLA) a diffusé des communiqués et placardé des affiches aux alentours des douanes aéroportuaires du pays. Il s'agissait d'une campagne de sensibilisation et d'avertissement des usagers, pour les inviter à ne pas transporter de contenus possiblement offensants, où des enfants seraient impliqués dans des actes sexuels.

 

Pour l'agence, la simple présence de poils pubiens, ou de signes de nudité dévoilant une poitrine de femme est déjà considérée comme des images pédopornographiques.

 

Rappelons qu'en 2005, un homme avait plaidé coupable dans une affaire très similaire, et écopé de 18 mois de prison avec sursis, 100 heures de travail d'intérêt général et une amende de 150 $ CA. Mais les moeurs de l'époque étaient peut-être moins acharnées à chercher des poux partout où c'est possible.