Perfect Blue : pour ses 20 ans, le classique de Satoshi Kon s'offre la haute définition

Florent D. - 16.05.2017

Manga/BD/comics - Univers Manga - Perfect Blue film - film Satoshi Kon - éditions Kazé


Le long-métrage Perfect Blue vient de fêter son vingtième anniversaire – celui de la première projection au Festival International du Film Fantastique FantAsia, qui se déroule au Canada. Toujours amateurs de bougies, de gâteau – et parfois de pop-corn – les éditions Kazé vont ressortir le film réalisé par Satoshi Kon, en haute définition.


 

 

Pour rendre honneur à ce monument de l’animation japonaise, Kazé a fait le choix de proposer une version en haute définition déclinée en trois versions : DVD, Blu-ray et une édition collector conçue pour refléter au mieux l’esprit du film. Les apparences y étant souvent trompeuses, le coffret grand format est orné d’une magnifique illustration qui ne se révèle totalement qu’une fois le fourreau semi-transparent ôté...

 

Jeune idole pop au sein d’un groupe à succès, Mima décide soudainement de se reconvertir pour commencer une carrière d’actrice, ce qui n’est pas au goût de son entourage et de ses fans. Au fur et à mesure qu’elle avance sur sa nouvelle voie, la fiction semble la rattraper et le personnage qu’elle incarne commence à prendre le pas sur la réalité. Peu à peu, Mima perd ses repères pour entamer une descente aux enfers dont elle ne ressortira pas indemne.

 

La force de Perfect Blue repose sur plusieurs procédés : l’utilisation de messages dissimulés tout au long du film, de nombreuses références subtiles ainsi que l’inversion des mécaniques classiques du thriller. 



 

Dès les premières secondes, le réalisateur joue avec le spectateur en lui proposant une scène à première vue totalement détachée du sujet principal de l’histoire, tout en lui montrant en fait la véritable nature de l’intrigue à travers une magnifique allégorie du masque. Ces indices indicibles sont savamment distillés tout au long du film, maintenant le suspense à son comble, pour ne former qu’un seul tableau parfaitement maîtrisé et cohérent. 
 

De nombreuses références qui ne sont accessibles qu’après une analyse plus poussée font de Perfect Blue un de ces films qui livrent un nouveau secret lors de chaque visionnage.

Pour cette première réalisation, Satoshi Kon a non seulement puisé ses références dans d’autres œuvres cinématographiques, mais également emprunté des concepts dans diverses branches des sciences humaines. Blade Runner, Requiem for a Dream, Shining ou encore Batman Returns côtoient ainsi les théories d’inconscient collectif, de persona ou encore du syndrome de Stendhal. 

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