Princesse Sara, 1 - Pour une mine de diamants

Clément Solym - 10.10.2009

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Très honnêtement, Soleil est une maison BD sympa : avec ses voisins, il est important d'entretenir de bons rapports, même si, les occupations des uns et des autres font que l'on a du mal à se voir aussi souvent qu'on le voudrait. Mais en recevant ce volume de la série Blckberry... on s'est posé des questions. Si, si.

Tous ceux qui ont vécu leur jeunesse dans les séries télé se souviennent de l'aventure de la petite Sarah, jeune fille au papa bourré de fric, qui la colle en pensionnat tandis qu'il se barre aux Indes. Je ne pouvais pas supporter cette série... Car si les premiers jours se déroulent bien pour la petite, dès que l'on apprend dans le pensionnat que son père vient de mourir, voilà qu'elle passe de princesse à Cendrillon, sans même un âtre pour jouer avec les cendres.

Eh bien on prend les mêmes, toujours dans l'adaptation du roman de F.H. Burnett, et on recommence. Avec une dimension légèrement steampunk, où des poupées humanoïdes servent de domestiques, pour la dimension légèrement - très - SF, ainsi qu'un système de pigeon voyageur robotisé assez perfectionné.

Alors, sûr que le dessin est tout de même plus chiadé que dans la série - malgré quelques ratages dans les visages, celui du père par exemple, ou dans certaines attitudes et postures. Mais franchement, j'ai cru au message subliminal avec l'envoi de ce tome, et des sueurs froides me ramenant à l'enfance me roulèrent le long de l'échine. Brrrrr...

La Sara de la BD cherche une Emilie, poupée idéalisée qui sera sa compagne durant sa période de pensionnat, et ses indéniables qualités font rapidement d'elle la chouchoute des autres filles. Exceptée Lavinia qui est une garce et Miss Minchin qui en est une autre, doublée d'une vieille fille acariâtre. Voilà pour l'état des lieux.


Dans l'ensemble, nostalgie oblige, on retrouve bien l'atmosphère de ce pensionnat pourri avec une atmosphère éthérée proche du conte insupportable de mièvrerie et de gentillesse, où Sara mène le bal. La prédominance de couleurs chaudes donne à l'ensemble une presque féerie, et voilà que je recraque, et que bim, la petite Sara de mon enfance remonte à la surface...

Mais avec 20 ans de plus, le charme n'opère plus vraiment, et les bons sentiments finissent par s'embourber. Si le scénario, bien connu, pose l'ambiance avec l'annonce inévitable le jour du 9e anniversaire de la petite de la mort de son père, ça a un goût doucereux qui ne passe pas. Peut-être pour une petite cousine du même âge...

Princesse Sara, publié chez Soleil, par Alwett, Moretti et Boccato, pour 12,90 €. Retrouvez d'autres extraits, à cette adresse.