Service premium chez J-Comi, avec manga et dojinshi pour adultes

Clément Solym - 04.10.2011

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Le mangaka Ken Akamatsu ne cesse d'améliorer son site de diffusion de manga (épuisés, non édités, ou à faible tirage) en version numérique, J-Comi. Au mois d'avril dernier, il avait lancé une idée novatrice : accorder l'absolution aux fichiers pirates de manga épuisés (avec l'accord de l'auteur ou des ayants droit).


Et depuis le 1er octobre, il a lancé le bêta test d'un nouveau service « premium » visant à distribuer auprès d'un public adulte des manga érotiques ou violents et des boy's love. Et pour être certain de filtrer au maximum les mineurs, le service n'est accessible qu'aux possesseurs d'une carte bleue qui accepteront de payer un forfait mensuel. Le montant du forfait définitif n'est pas encore connu, mais il y a de grandes chances qu'il soit proche de celui du bêta test à savoir 105 yens (environ 1,03 €). Autant dire que le service est presque gratuit.

Il proposera aussi des dojinshi, c'est à dire des manga auto-édités qui sont bien souvent des parodies (plus ou moins sexy) de manga ou anime connus. Étant donné que les dojinshi utilisent bien souvent du matériel sous copyright, ils ne sont pas distribués par les canaux officiels. J-Comi sera peut-être pour les auteurs de dojinshi un moyen d'être distribués officiellement. C'est la première fois que des titres (pour adultes) épuisés et des dojinshi seront distribués de cette manière.


Enfin, Ken Akamatsu a annoncé lundi dernier que le catalogue de son service « premium » allait accueillir le titre de Seiji Matsuyama, Oku-sama wa Shogakusei (que l'on pourrait traduire par Ma femme est une écolière).

Ce manga avait été exhibé à la télévision japonaise l'année dernière par le vice gouverneur de Tokyo, Naoki Inose. Il estimait que ce titre était l'exemple parfait de ce qui ne devait plus être accessible aux mineurs. Lorsque le gouvernement de Tokyo a mis en place son amendement pour restreindre les manga et anime accessibles à tous, ce titre avait été l'un des premiers à être interdit aux mineurs.

Selon Seiji Matsuyama de toutes les options qu'il a envisagées pour continuer la publication de son manga, après la restriction imposée par le gouvernement de Tokyo, J-Comi était la plus appropriée.

Source : Anime News Network