Siné Mensuel, pour une année de présidentielle musclée

Clément Solym - 26.08.2011

Manga/BD/comics - Univers BD - siné - mensuel - satire


sInépuisable, sInestimable, sInespéré, le voici, dans un grand retour sur le monde de la presse, satirique, bien évidemment. Siné, pour ne pas le citer, sortira un nouveau mensuel, éponymement baptisé Siné Mensuel.

Pour 4,80 €, on retrouvera donc chaque mois, le premier mercredi précisément 32 pages en couleur de dessins, de texte et d'humour.

Emmanuelle Veil, rédactrice en chef de la production travaillera avec le bon Siné. « But de l'opération: distraire les lecteurs et leur donner les armes pour battre la droite aux prochaines élections. Haut les coeurs! Pas de quartier! On va leur en faire baver des ronds de chapeaux », expliquent-ils dans leur communiqué.

 

Cathernie Sinet, épouse de Siné Monsieur et directrice de la publication, souligne auprès de l'AFP que l'arrête de Siné Hebdo s'était fait par crainte du dépôt de bilan.

Mais poussés par leurs lecteurs, ils ont finalement décidé de remettre le couvert. « On espère retrouver nos lecteurs habituels, soit environ 37.000 personnes. Avec ce chiffre on sera à l'équilibre. C'est ce qui compte, on ne fait pas ça pour gagner de l'argent. »

Rendez-vous en kiosques le 7 septembre...

Siné, qui n'a rien perdu de sa superbe, comme il le précisait dans un entretien, fin juin.
« Oui, c’est vrai. Des comme moi, libres, râleurs, et indépendants, il y en a de moins en moins… Mais, d’une part, je ne me sens pas vieux dans la tête. J’ai l’impression d’avoir toujours vingt, trente ans. D’autre part, il y a des causes qui me révoltent davantage… que la retraite ! Franchement… mais je comprends. Je préférerais qu’on se mobilise pour défendre les Roms et le pouvoir d’achat…

Il faudrait faire la grève générale, qu’on bloque tout, comme en mai 68 ! T’as de quoi descendre dans la rue, en ce moment. J’espère que ça va se radicaliser, mais les gens ont peur de perdre leur boulot. Il faut faire céder l’État. Non, je ne me résignerais jamais, mais parfois, les bras m’en tombent quand je vois ce qui se passe.
» (voir Danactu)