Soyez les bienvenus à Montplaisir... et prenez votre pied !

Clément Solym - 03.10.2011

Manga/BD/comics - Univers BD - urban - attractions - parc


« Montplaisir, le dernier endroit où ça rigole dans la galaxie ! » Avouez que l'accroche est séduisante. Et que l'on s'y laisserait volontiers prendre quand on n'a plus vraiment d'autre divertissement qu'un gigantesque parc d'attractions.

Montplaisir, c'est une ville, un magma de touristes, venus profiter de tout ce qui se fait en matière d'attractions et de détente. Conçu par la société Springy Fool, et piloté par A.L.I.C.E et son compagnon à tête de lapin, ça ressemble à Gotham City de jour, sans quitter les quartiers un peu miteux - et sans la pluie.

Chaque année, deux semaines sont offertes aux colons, qui viennent en famille si possible, enfilant le déguisement d'un super héros, d'un personnage de dessin animé... et déambuler sans tracas à travers le parc.

Pensez donc : 300.000 hectares à découvrir... C'est là que Zach, sorti d'une propriété agricole a décidé d'exercer le métier de policier. Enfin... dans un tel parc, pas de police : simplement des représentants de l'ordre qui font aussi partie des attractions. Mais Zach l'ignore encore. Lui, il a décidé de sa vocation en regardant les épisodes de Overtime, sorte d'épouvantail avec un chapeau noir, défenseur de la justice...

Drôle de conception de la justice, à Montplaisir... Et plus encore de la vie humaine, où il est possible de se faire tatouer des marques sur la peau, et se déambuler nu, pour gagner un peu d'argent et survivre...

Montplaisir, certes... mais le plaisir de qui, exactement ?

Celui du lecteur, assurément. Ce premier tome, Urban, Les règles du jeu, frise le concentré de bonheur ! Futuropolis sort là une oeuvre de science-fiction dans un huis clos immense, mais qui respire le talent et l'audace.


Le côté Big Brother contrôle tes pensées est présent, mais suffisamment subtil, sous les traits du lapin et de son A.L.I.C.E. Tout est beau, grand, et inquiétant, particulièrement ces milliers d'écrans en permanence allumés, sans que l'on puisse s'en détacher... ni les éteindre.

Luc Brunschwig et Roberto Ricci signent là une petite bombe, sans aucun retardement.