Square Enix lance un service de téléchargement de manga

Clément Solym - 02.07.2010

Manga/BD/comics - Univers Manga - square - enix - plateforme


Les éditeurs japonais semblent bien décidés à lutter contre le scantrad. Si Kodansha avait déjà fait fermer un site de scantrad aux États-Unis et Shueisha avait fait paraître une lettre d'avertissement dans le shonen Jump, Square Enix opte pour le lancement d'une offre légale internationale.
 
Ainsi, l'éditeur annonce pour l'automne prochain le lancement d'une plateforme de téléchargement de manga sur son site. Avant de pouvoir télécharger les titres proposés, il faudra s'inscrire en tant que Square Enix member, une petite formalité qui ne prend pas plus de 30 secondes et qui peut d'ores et déjà être réglée.

De plus, cette inscription permettra d'acheter ou de jouer à des jeux en ligne, de télécharger de la musique, ou de passer des commandes sur la boutique en ligne.


Les premiers manga qui seront distribués par Square Enix sont FullMetal Alchemist (actuellement publié par Kurokawa), Black Butler (publié par Kana et qui vient de recevoir le Japan Expo Award du meilleur shonen), Soul Eater (publié par Kurokawa) Satan 666 (publié aussi par Kurokawa).

On peut dès aujourd'hui (re)découvrir gratuitement en lecture numérique les premiers chapitres de ces 4 titres. Le lecteur proposé par Square Enix semble permettre une lecture assez fluide, avec la possibilité de zoomer et de se déplacer dans la page en mode zoom. Chose appréciable le sens de lecture original est conservé.

Quatre autres titres devraient être présent dès cet automne, il s'agit de Jusqu'à ce que la mort nous sépare (édité par Ki-oon), Sumomomomomomo (édité par Kurokawa), Pandora Hearts (dont le lancement par Ki-oon se fait en ce moment même à la Japan Expo) et Shikabane Hime (qui devrait être édité à partir de septembre par Kazé Manga). Il n'est pas encore possible de lire les premiers chapitres de ces titres mais une mise à jour est annoncée pour le 02 août prochain.

Reste encore à savoir quels prix seront fixés pour chaque tome, quel sera le rythme de parution et si l'éditeur compte diffuser des titres en avant première. Ce qui serait une bonne chose pour combattre le scantrad mais qui risquerait de refroidir les éditeurs français pour l'achat des droits de ces oeuvres. Dans tous les cas, l'initiative est intéressante et mérite d'être suivie de près.