Stop pirate : “Merci de protéger l'avenir des mangas et des animes"

Clément Solym - 04.08.2014

Manga/BD/comics - Univers Manga - piratage manga - Japon Anime - plateforme vente


La semaine passée, le gouvernement japonais évoquait la création d'une plateforme destinée à lutter efficacement contre le piratage. Réunissant 15 éditeurs et distributeurs, elle allait proposer un accès à 250 séries parmi les plus piratées, pour un montant raisonnable. Encourager l'offre légale, cela passe désormais par Manga-Anime Guardians. 

 

 

 

 

Et pour commencer à frapper fort, MAG vient de diffuser la vidéo ci-dessus, dans laquelle on retrouve une jolie tripotée de personnages de mangas et d'animes, remerciant les internautes qui délaisseront l'offre pirate. 

 

Le projet se présente en toute simplicité comme une solution valorisant le « brillant avenir » de ces deux genres. « Au centre du projet, on retrouve des fans partout dans le monde, qui aiment la culture Manga et Anime. En d'autres termes, chacun d'entre vous. En raison du piratage, de nouveaux talents ne voient pas le jour. Du fait que tout le monde profite de contenus sous une forme officielle, la création est stimulée et de nouvelles oeuvres, qui vont par-delà l'imagination, peuvent voir le jour. »

 

En association avec le ministère de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie, ainsi que la Content Overseas Distribution Association (CODA), la plateforme réunit donc pléthore d'acteurs majeurs. Aniplex, Kadokawa, Good Smile Company, Kodansha, Sunrise, Shueisha, Shogakukan, ShoPro, Studio Ghibli, Tezuka Productions, Toei Animation, TMS Entertainment, Bandai Namco Games, Pierrot ou Bushiroad font parti du comité de lutte contre le piratage, et son autant de grands noms de l'industrie culturelle japonaise.

 

Parmi les données délivrées, plus de 50 % des fans de mangas et animes aux États-Unis regardent des oeuvres piratées, et ils seraient 12 % au Japon. On parle alors de 2000 milliards de yens de dégâts pour l'industrie - soit 14,52 milliards €. « Ces derniers temps, les pirates disposent de revenus liés à la publicité, l'argent de cyberlockers, des affiliations avec les sites de e-commerce, ou la vente d'applications. Ils exploitent le manga et l'anime, juste par plaisir de l'argent », dénonce MAG. 

 

Nous verrons avec le temps quels résultats apportera cette nouvelle plateforme. À suivre, dans tous les cas.