Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Un éditeur de manga poursuivi par une employée : 3,3 millions ¥

Clément Solym - 13.09.2013

Manga/BD/comics - Univers Manga - Akita Shoten - poursuites judiciaires - ancienne employée


La maison d'édition Akita Shoten se retrouve confrontée à l'une de ses employées, qui lui réclame 3,3 millions de yens de dommages-intérêts (24.950 €). Elle affirme avoir été licenciée abusivement, après avoir dénoncé que la société mentait sur les cadeaux gratuits que la maison offrait aux lecteurs. 

 

 

 

 

 

Âgée de 28 ans, cette jeune femme vivant à Tokyo a porté plainte mercredi dernier devant le tribunal de district. Elle semble particulièrement bien informée de ce qui serait une magouille, que l'envoi de ces fameux cadeaux faisait partie de ses fonctions au sein de la maison. 

 

Elle a rejoint Akita Shoten Publishing en 2007, et s'est retrouvée affectée à l'équipe rédactionnelle, pour la production destinée au 10/18 ans. Constatant qu'il y avait une infraction dans la distribution des lots, son supérieur, prétend-elle, lui a ordonné « de ne pas souffler mot à quiconque de cette histoire ». Refusant d'obtempérer, elle aurait été victime de harcèlement, qui l'a contraint à se mettre en arrêt maladie. 

 

C'est en février 2012 qu'elle quitte temporairement la maison, et à son retour, un mois plus tard, elle reçoit sa lettre de licenciement. 

 

L'agence en charge de la Consommation au Japon a déjà demandé à l'éditeur, le mois dernier, de prendre les mesures nécessaires, pour empêcher toute communication frauduleuse à l'avenir, et de ne plus mentir sur un faux nombre de personnes ayant reçu les cadeaux promotionnels.

 

Dans son concours, deux jeux Nintendo DS Lite étaient à gagner, ainsi que six bons d'achat de 10.000 ¥, qui n'ont finalement jamais été envoyés. Seules trois personnes auraient reçu leur lot. « Je rêvais d'être éditrice de manga depuis mon enfance, et ce rêve est brisé. Je n'ai jamais volé ces cadeaux. Je n'ai pas reçu d'excuse et je ne peux pas excuser cette société. » (via Japan Times)