Une école de formation au manga ouvrira à Angoulême

Cécile Mazin - 23.09.2014

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La ville d'Angoulême s'ouvrira une fois de plus au monde des bulles, mais celles venues du Japon, en ouvrant, pour septembre 2015, une filiale de la Human Academy de Tokyo. Cette école de formation de mangaka a été créée en avril 1987. Cette exportation fait suite au Séminaire Nihon Shinken, une école prépa pour les universités établie depuis 1985.

 

 

One Piece collection in manga shop

Stéfan, CC BY SA 2.0

 

 

Des liens nouveaux entre France et Japon, c'est toujours bon à prendre. L'école privée Human Academy n'a pas choisi Angoulême au hasard, souligne Sachie Mawatari : le Festival International de la BD qui est chaque année célébré ne manque pas d'un certain retentissement à l'international.

 

Ils seront alors 40 élèves à entrer pour 2 ans de formation intensive, et le président de la Région, Jean-François Macaire, assure que les relations avec le rectorat de Poitiers sont suffisamment bonnes pour obtenir facilement les autorisations nécessaires. L'école sera intégrée dans le pôle Image Magelis et son directeur, Frédéric Cros, assure qu'une grande opération sera lancée lors du FIBD de janvier, pour encourager les élèves à s'inscrire. 

 

Ils seront installés dans les locaux de l'Enjmin, spécialisée dans le jeu vidéo, soit 230 m² alloués pour la première année, et 400 m² pour la seconde. Les candidats devront dans tous les cas disposer d'une licence, ou Bac+3, après recrutement sur dossier – que l'on pourra envoyer sur un site internet, à venir début novembre. L'ouverture se fera en revanche dans 11 mois.

 

Si le manga sera au cœur de la formation, l'animation ne sera pour autant pas délaissée, avec l'intervention de mangakas de renom, qui fourniront des cours en anglais. La formation, elle, devrait coûter près de 7000 €, et générer la création de sept emplois sur place. Il s'agirait de la neuvième école consacrée au manga.

 

La situation est délicate alors que Magelis vient de perdre le financement issu de la Région, impliquant que l'un des plus importants financeurs se retire alors de la gestion, à compter de 2015. Une décision qui a laissé les responsables de Magelis pantois, puisque la décision de la Région se serait faite sans réelle concertation.