Une fille de 10 ans peut emprunter un manga érotique en bibliothèque

Clément Solym - 19.10.2012

Manga/BD/comics - Univers Manga - Manga - Erotique - Homosexualité


Aux États-Unis, Travis de Nevers s'est dit choqué et s'est plaint du King County Library System (KCLS). Sa jeune nièce, âgée de 10 ans et décrite comme une grande fan de mangas, a emprunté sans difficulté un exemplaire de la série Hero Heel de Makoto Tateno... sur les rayons d'une bibliothèque publique de Seattle. Le manga, classé dans le genre yaoi, recèle de passages érotiques, incluant des scènes de sexe gay des plus explicites.

 

 

La jeune fille avait habitué son entourage à rapporter à la maison les mangas empruntés à la bibliothèque locale. Mais un beau jour, le regard de son oncle Travis de Nevers s'est arrêté fortuitement sur l'autocollant «Parental Advisory» qui ornait la couverture de Hero Heel 2.

 

Intrigué, l'américain a alors feuilleté l'ouvrage. Et c'est avec stupeur que l'homme découvrit la nature des lectures de sa nièce, une succession de scènes érotiques présentant deux hommes affairés à des pratiques parfois violentes. 

 

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés : le genre du manga, baptisé le yaoi, concerne des oeuvres destinées prioritairement au lectorat féminin, et dans lesquelles l'accent est mis sur une romance homosexuelle masculine.

 

Travis de Nevers a finalement décidé de prendre la plume et rédiger une lettre au directeur du KCLS, Bill Ptacek. L'occasion pour lui de manifester son mécontentement quant au manque de contrôle par le personnel de la bibliothèque sur les lectures empruntées par le jeune public.

 

Bill Ptacek en réponse, s'est contenté de rappeler le règlement en vigueur dans la plupart des bibliothèques publiques des États-Unis, et dont voici l'essentiel :

 

« Les parents et gardiens sont responsables du comportement de leurs enfants, de leur sécurité et de leur bonne tenue pendant que leurs enfants se trouvent dans la bibliothèque, ce qui inclue l'accès aux ressources. [...] Le staff de KCLS ne peut pas agir à la place des parents dans la bibliothèque. [...] Le staff du KCLS n'est pas responsable pour déterminer quels matériaux utilisés par les enfants sont appropriés pour leurs âges. »