Une suite à Kick-Ass pourrait voir le jour, 'sans ce con de Jim Carrey'

Antoine Oury - 13.08.2014

Manga/BD/comics - Comics - Kick-Ass 3 comics - Mark Millar John Romita Jr - adaptation cinéma


Le premier Kick-Ass, adapté du comics du même nom, avait vu le jour en 2010. Face au succès inattendu du long-métrage à la fois drôle et violent, une suite suivait en 2013, reprenant les mêmes (Aaron Taylor-Johnson et Chloë Grace Moretz) et invitant Jim Carrey au casting. Les créateurs du comics annoncent qu'un troisième volet pourrait se faire, mais sans « ce con » de Jim Carrey...

 

 

Jim Carrey et Aaron Taylor-Johnson dans Kick-Ass 2

 

 

Le dernier (?) tome des aventures des apprentis super-héros, Kick-Ass 3, est sorti des presses de Marvel la semaine dernière, dans sa collection « Icon », et les créateurs Mark Millar et John Romita Jr assurent qu'un long-métrage n'est pas exclu. Le deuxième volet n'avait pas réalisé d'aussi bons résultats dans les box-offices internationaux, mais l'option est « posée », assurent Millar et Romita Jr.

 

« Le deuxième n'a pas aussi bien marché », admettent-ils auprès de Comic Book Resources. Avant de souligner : « Il n'a coûté que 24 millions $ environ, en a rapporté 61 millions environ avec les entrées, ainsi que 100 millions supplémentaires avec les DVD et les droits pour la télévision. » Matthew Vaughn, le réalisateur du premier volet, mais aussi de X-Men : Le Commencement, est le détenteur des droits d'exploitation, et c'est donc lui qui prendra la décision finale.

 

Toutefois, les deux auteurs ont posé leur veto à la présence de Jim Carrey : plus jamais, lancent-ils. « Mark et moi en avons parlé auparavant, mais voilà quelqu'un qui aurait pu utiliser son personnage pour la cause qu'il défendait, la lutte contre le port d'armes. Le personnage qu'il joue abandonne les armes — les armes à feu — et devient un gentil. N'importe qui, avec un minimum de jugeote, aurait pu comprendre que cela servait sa cause », déplore John Romita Jr.

 

« Il n'a pas été assez intelligent pour faire ça. Il a encaissé son chèque, prit son argent, et balancé un tas de conneries sur le film. » Peu avant la sortie du long-métrage, Jim Carrey s'était ému du massacre au sein de l'école primaire Sandy Hook, au cours duquel 26 personnes avaient été tuées, et avait annoncé qu'il ne participerait pas à la promo du film, qu'il jugeait rétrospectivement comme trop violent.