Yakari, plus qu'un film pour l'enfant-sioux, “une consécration”

Florent D. - 16.06.2020

Manga/BD/comics - Univers BD - Yakari indien film - Petit Tonnerre Yakari - Yakari grande aventure


Présenté l’an passé lors de « Annecy goes to Cannes », le film Yakari, la grande aventure, tiré des albums de Derib et Job, poursuit sa traversée des steppes cinématographiques. Il sera ainsi présenté lors du Festival international du film d’animation d’Annecy 2020.


 

Prévu pour le 12 août, le film réalisé et scénarisé (avec les dialogues) par Xavier Giacometti semble faire écho aux attentes de Derib. « On rêvait d’une adaptation en film, mais on voulait quelque chose qui porte l’essence de Yakari : un message d’amitié, de respect des animaux et la découverte d’un univers au travers des yeux d’un enfant. Ce film est une consécration », assure-t-il.
 
 

Alors que la migration de sa tribu est imminente, Yakari le petit Sioux part vers l’inconnu pour suivre la piste de Petit-Tonnerre, un mustang réputé indomptable. En chemin, Yakari fera la rencontre magique de Grand-Aigle, son animal totem, de qui il recevra une superbe plume... et un don incroyable : pouvoir parler aux animaux. 

Seul pour la première fois, sa quête va l’entraîner à travers les plaines, jusqu’au territoire des terribles chasseurs à peaux de puma... Mais comment retrouver la trace du tipi ? Au bout du voyage, le souffle de l’aventure scellera pour toujours l’amitié entre le plus brave des papooses et le mustang plus rapide que le vent.


Yakari a connu sa toute première aventure en 1969, avec une idée simple : un enfant sioux en mesure de parler aux animaux…


Commentaires
Vous seriez Derib aujourd’hui et vous proposeriez une BD avec un garçon tout seul qui vit d'aventures avec des animaux, voici ce que seraient les réponses des éditeurs (du moins, ceux qui daignerait répondre, et ceux encore plus rares, commenter) :

- un garçon tout seul ? Impossible : il faut aussi une fille, pour que le lecteur puisse S'IDENTIFIER (sic)

- un garçon sans parents : mais c'est angoissant pour les enfants. Il lui faut des parents (merci Benoît Brisefer)

- un monde vu par les yeux d'un enfant ? Impossible. Trop naïf. Comment parler d'écologie ? de parents divorcés ? de transgenre ? d'homosexualité ? de la maladie ?

- un garçon solitaire ? Trop discriminant. Il lui faut des copains.

- Une tribu d'indiens ? Ça manque totalement de multiculturalisme. C'est trop auto-centré : on pourrait prendre cela pour une ode au nationalisme.

- Les animaux sont trop effrayants pour des gamins : le grizzly fait peur, l'aigle aussi. Il faut des petits animaux mignons qui rassurent pour ne pas faire de cauchemars



Bref, Derib ne serait pas publié aujourd'hui. Pas de bol, son idée est géniale et continue de se vendre comme des petits pains. Le fait qu'elle aille à rebours du système éditorial de la jeunesse en France n'interroge surtout pas nos éditeurs qui continuent à proposer plein d'histoire de couple de garçon et fille avec des problématiques hors contexte afin de satisfaire surtout leur égo et ce qu'ils pensent de ce que doit être la littérature jeunesse.

Ça me fait penser à un article récent de Actua BD où un vieil auteur se plaignait que ses BD ne gagnaient plus de prix jeunesse : depuis que les éditeurs avaient retiré les enfants du jury !

Je crois que tout est dit avec cette dernière phrase...
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