Cette nuit-là, un désastre est survenu : depuis, la zone est... étrange

Florent D. - 19.06.2018

Comics - Spill Zone BD - zone apocalypse désatre - habitants zombies catastrophe


Tout démarre dans une petite ville, Poughkeepsie, qui sera rayée de la carte, purement, simplement, efficacement. Tout s’est déroulé voilà trois ans, et, depuis, les lieux n’ont plus l’attrait touristique qu’ils auraient pu avoir. D’ailleurs, la mise en quarantaine n’a rien arrangé...



 

 

Périmètre bouclé, la zone de Pougkeepsie est devenue taboue : le gouvernement a posé une interdiction totale d’entrer. De fait, des événements étranges surviennent : les curieux en seront pour leurs frais. Quelque chose se passe ici. Et Addison veut comprendre, parce que, la nuit où tout a basculé, la jeune fille a perdu ses parents. Avec sa petite sœur, les échanges sont complexes : devenue muette, elle ne parle qu’à travers une poupée animée...

 

Pour gagner sa vie, Addison fait des clichés de la ville fantôme, et, par ses contrats, parvient à subvenir aux besoins de sa sœur et elle. Jusqu’à cette proposition trop juteuse pour qu’elle refuse : il faudra pourtant se rendre plus en profondeur dans la ville.

 

Elle n’a rien d’accueillant, pourtant : les humains suspendus dans les airs semblent flotter, marionnettes sans vie, sinon cette lueur jaune qui leur sort des yeux... Et puis, la zone a ses propres activités, sa logique et, bien entendu, ses créatures pour le moins hostiles.

 

Ça va vite, ici. Pas simplement du 0 à 100 en 4 secondes, mais s’il s’agit là d’un critère essentiel à prendre en compte pour survivre. Dans cet univers post-apocalyptique très circonscrit, on traverse avec angoisse et perplexité un monde qui tâche de regagner une normalité perdue.

 

Outre le scénario qui, soyons franc, envoie du bois, la rythmique est digne d’une excellente mise en scène : les séquences alternent pauses narratives ou réflexives, avec des phases d’actions intenses. D’ailleurs, tout le premier chapitre repose sur cette dimension super active. 

 

Et de toute évidence, après nous avoir fait faire une balade touristique assez éprouvante, le cliffangher de fin de volume achève de convaincre. C’est bon, c’est excellent, et on jubile deux fois plutôt qu’une. 
 

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Scott Westerfeld (scénario) / Alex Puvilland (dessin) – Spill Zone T.1 – Rue de Sèvres – 9782369815792 – 16 €




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