100 ans après, l'Italie honore le voleur de la Joconde

Clément Solym - 22.08.2011

Culture, Arts et Lettres - Expositions - peruggia - vincenzo - joconde


Vincenzo Perrugia, entré dans la légende pour avoir volé la Joconde en 1911, a été honoré par sa commune cent ans après son méfait.


Le 21 août 1911, Vincenzo Peruggia, dérobait la Joconde au musée du Louvre par une combine bien pensée. Au petit matin, l’ouvrier italien qui participait à l’installation d’une vitre pour protéger la Joconde, se rendait tranquillement dans la salle où se trouvait le tableau, le décrocha et partit avec le tableau sous sa blouse de travail, tout simplement. La police s’arracha les cheveux à essayer de le retrouver, mais en vain, durant des mois et des mois.

Le tableau ne fut découvert que deux ans plus tard lorsque l’italien tenta de le revendre à un antiquaire de Florence, en Toscane.

Rendre à César...

Cent ans plus tard, sa ville natale, Dumenza, lui fait honneur sans complexe. La ville a programmé une pièce de théâtre « Le procès de Vincenzo Perrugia » présentant Perrugia comme un héros, et surtout un bon patriote.

Sur le site Internet de la ville, des guillemets sont apposées pour le terme « voleur », et il est précisé que Vincenzo aurait non pas voler mais « retirer » la Joconde du musée du Louvre. Le maire de Dumenza, a par ailleurs voulu donner une rue au nom du voleur mais la préfecture ne l’y a pas autorisé.

Perrugia avait affirmé avoir agi par patriotisme pour rendre à l’Italie l’œuvre d’un de ses concitoyens. « Mon grand-père a volé Mona-Lisa parce qu'il voulait faire quelque chose de retentissant contre le fait que Napoléon ait volé beaucoup d'œuvres d'art à l'Italie. Il a choisi Mona-Lisa parce que la toile était de petite taille et facile à transporter », explique Silvio Peruggia, son petit-fils, sur I-Télé, selon Europe 1.