40 chansons inédites de Brassens

Clément Solym - 01.02.2011

Culture, Arts et Lettres - Audiolivre - Georges - brassens - chansons


C’est la journaliste Clémentine Déroudille, chargée de l’exposition, qui a mis la main sur ces quarante textes inédits du poète, chanteur et compositeur de renom.

Brassens est mondialement connu pour ses chansons empreintes d’humour et de poésie. Auteurs de titres intemporels comme « Les copains d'abord » ou « Le temps ne fait rien à l’affaire », il a également interprété des textes de très nombreux poètes : de Lamartine (Pensée des morts) à Francis Jammes (La Prière) en passant par Aragon (Il n’y a pas d’amour heureux), Hugo (La légende de la nonne) ou Antoine Pol (Les Passantes) et on pourrait en citer bien d’autres...

Ces manuscrits seront montrés lors de l’exposition et n’étant pas accompagnés de partitions, ils seront mis en musique par le compositeur Olivier Daviaud. Selon L’express, le Figaro et Sud-Ouest, ce dernier entend non seulement faire interpréter ces morceaux à la Cité de la musique, mais également produire trois Cds avec la collaboration de musiciens souhaitant rendre hommage à Brassens.

Pourtant, cette décision fait polémique. En effet, les textes trouvés ont été écrits entre 1938 et 1952, soit avant les premiers enregistrements de Brassens. Ce sont donc des textes de jeunesses et si l’auteur avait voulu les mettre en musique, il l’aurait sans doute fait lui-même. Ce à quoi Clémentine Déroudille répond au Parisien : « Quelque temps avant sa mort, Brassens se sachant condamné, avait brûlé beaucoup de documents qu’il jugeait sans valeur. Il était conscient de son talent et de la qualité de ses poèmes. Je pense qu’il a conservé ceux-ci pour qu’ils passent à la postérité. »

Cette volonté est peut-être prêtée hâtivement à l’auteur, surtout quand on sait que ces textes étaient éparpillés « dans des tiroirs, des classeurs, des carnets de tournée. » Ils n’étaient donc pas regroupés, ni mis en valeur d’aucune manière.

Interrogé par le Parisien, Maxime le Forestier, pourtant fan de Brassens, affirme qu’il refusera d’interpréter un ou plusieurs de ces morceaux si on le lui demande : « Soit j’aurais peur de plagier musicalement et ce sera moins bien. Soit je ferai autre chose et cela va dénaturer le texte. »

En effet, comment savoir ce que lui en aurait fait ? Comment respecter son style sans transformer l’opération en une prolongation un peu fade de l’oeuvre déjà existante ?

Pour le site internet Charts in France, spécialisé dans l’actualité musicale, il ne s’agit là que d’un coup de marketing comparable aux bénéfices qui ont été obtenus suite au décès de Mickael Jackson. Bien que les ayants droit aient donné leur accord, on peut se demander ce que George Brassens penserait de tout cela.

Enfin, Brassens était avant tout un poète et tous ses textes n’ont pas été mis en chanson. Il a laissé derrière lui une oeuvre littéraire conséquente, comprenant entre autres des recueils de poèmes, des romans et une correspondance très riche. Peut-être que les manuscrits trouvés étaient simplement destinés à être lus et non chantés.

Mais on connaît la chanson... « Quand on est con, on est con ! »



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