À Lourmarin, la panthéonisation de Camus ne fait pas jaser

Clément Solym - 29.11.2009

Culture, Arts et Lettres - Salons - rencontres - camus - lourmarin


Chaque année depuis 1999 en automne les amateurs de Camus se rendent à Lourmarin, comme en pèlerinage, pour les Rencontres Méditerranéennes Albert Camus de Lourmarin. Au menu de ces rencontres, des lectures, une plongée dans l'oeuvre et la vie de Camus, et des discussions.

Cette année, l'édition des Rencontres Méditerranéennes Albert Camus de Lourmarin, qui se tenait ce week-end, avait quelque chose d'exceptionnel. D'une part parce que la manifestation fêtait ses 10 ans et d'autre part parce qu'il est question de transférer la dépouille de l'écrivain de Lourmarin au Panthéon.

On aurait pu croire, que ce transfert animerait tout les débats, il n'en fut rien. Le sujet fut même passablement passé au silence. La question étant, selon organisateurs et participants, d'ordre privé. Seule une personne dans le public s'est permise un petit commentaire en fin de journée estimant que « le soleil [de Lourmarin] vaut mieux que la pénombre des voûtes », indique l'AFP.

Même la fille de l'écrivain qui était présente n'a pas évoqué le sujet. Peut-être est-ce parce qu'elle nourrit plus de doutes à ce sujet que d'idées bien arrêtées. Elle a préféré évoquer le manque d'intérêt des universitaires pour l'oeuvre de son père affirmant : « Mais cela ne m'étonne qu'à moitié. Mon père est absolument irrécupérable, son côté libertaire ne peut pas plaire aux institutions ».

Finalement, le thème qui aura le plus animé les discussions aura été celui du roman inachevé de Camus, à la frontière d'une autobiographie, Le premier homme.