Adrienne Monnier n'aura pas fédéré pour la fête de la librairie

Clément Solym - 26.04.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - fête - librairie - indépendante


Le samedi 24 avril s’est tenu la douzième édition de la fête de la Librairie par les libraires indépendants. C’était au 7 rue de l’Odéon dans le Quartier Latin de Paris, devant ce qui fut la mythique librairie d’Adrienne Monnier (éditrice en français du Ulysse de Joyce) fondée en novembre 1915. Première surprise : la librairie est aujourd’hui un élégant salon de coiffure. [NdR : ça tombe bien ma permanente aurait besoin d'un petit rafraîchissement...]


Marie Rose Guarniérie de la librairie des Abesses pose une plaque commémorative avec quelques fleurs, puis prononce un petit discours devant le salon et son gérant décontenancé. Sur place, une vingtaine de spectateurs.

Direction ensuite le bout de la rue vers le théâtre de l’Odéon, sur les marches duquel une troupe de 12 acteurs lisent, devant un public clairsemé, des extraits de correspondance de Monnier avec de grands auteurs.



Une manifestation originale et bon enfant sous le soleil du printemps.


Lecture poursuivie sur scène, à l’intérieur même du théâtre.

Dommage pour le faible nombre de participants, une trentaine de personnes à tout casser. On s’attendait à au moins davantage, sinon un peu plus... Mais face à un samedi matin ensoleillé, la manifestation ne faisait que modérément le poids : aussi jolies puissent être les actrices (et les acteurs aussi), il fallait se motiver pour rester les écouter.

Pas de jeux, pas d’interaction avec les spectateurs, pas d’exemplaire d’ouvrage mis à disposition, de cocktail ou autre animation : le tout, charmant, est resté un peu creux et dissonant, loin de ce que défendent les libraires indépendants.