Alain Finkielkraut rencontre des résistances à l'Académie française

Antoine Oury - 07.04.2014

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Alain Finkielkraut - Académie française - élections


Alain Finkielkraut est le candidat rêvé pour l'Académie française : il a atteint un âge honorable et une oeuvre suffisamment étendue, d'ailleurs salué par un prix de la célèbre institution. Si son entrée sous la Coupole ne faisait plus aucun doute après sa candidature, le philosophe pourrait finalement pâtir d'une présence médiatique forte, qui l'aurait transformé en personnage « clivant ».

 


Paris - L'Académie Française

La fameuse Coupole (-_Guillaume_-, CC BY 2.0)

 

 

Preuve que l'opposition est réelle, c'est Le Figaro lui-même, d'habitude plutôt sensible aux théories du philosophe, qui relaie les différentes résistances à l'élection de Finkielkraut : « Le Front national ne doit pas entrer sous la Coupole », aurait même lâché un Académicien, excédé par les prises de position polémiques de Finkielkraut.

 

Dernière en date, juste pour l'exemple, lors de la dernière émission Des Paroles et des Actes, sur France 2, avec un Manuel Valls pas encore Premier ministre, début février 2014.

 

 

 

 

Un chouia alarmiste, le philosophe est en tout cas raccord avec les revendications et attentions de l'Académie française, garante de la langue française originelle. Le côté conservateur du philosophe ne départirait pas avec un costume vert, c'est certain.

 

« S'il n'est pas élu, je ne mettrai plus les pieds à l'Académie » a lancé la semaine dernière Jean d'Ormesson, en apprenant les polémiques dont faisaient l'objet son collègue. Étant donnés les soutiens d'Hélène Carrère d'Encausse, Frédéric Vitoux, Max Gallo ou Pierre Nora, la victoire de Finkielkraut ne fait aucun doute, malgré ces résistances.

 

Plutôt maigres, par ailleurs, et portées par des personnalités sensiblement moins médiatiques : Gérard de Cortanze, lauréat d'un Prix Renaudot en 2002, et Robert Spitzhacke, écrivain déclaré « anti-Finkielkraut », qui s'est fendu d'une tribune publiée sur Médiapart...

 

Mais, attention, Finkie risque de leur répondre violemment...