Alexandra Badea et Claudine Galea, Grand Prix de littérature dramatique

Cécile Mazin - 21.03.2014

Culture, Arts et Lettres - Théatre - rencontres - littérature dramatique - Alexandra Badea


Deux textes lauréats du Grand Prix de littérature dramatique sont créés et présentés sur des scènes franciliennes en ce moment : Pulvérisés, d'Alexandra Badea (Grand Prix 2013) et Au Bord de Claudine Galea (Grand Prix 2011). Le Centre national du Théâtre, organisateur du Grand Prix depuis 2011, consacre deux rencontres à ces auteures. Ces deux soirées seront également l'occasion pour le CnT de vous informer sur l'édition 2014 du Grand Prix de littérature dramatique, qui sera décerné le 17 novembre.

 

 

Théâtre romain antique
µµ, CC BY SA 2.0

 

 

Mercredi 26 mars à 19h30 au CnT : Rencontre avec Alexandra Badea. 

Son texte Pulvérisés est présenté du 19 mars au 5 avril au Théâtre de la Commune. Le CnT vous convie à un dialogue entre l'auteure et Joëlle Gayot, France Culture. 

 

Pulvérisés (L'Arche Editeur): Quatre métiers, quatre villes : Shanghai, Dakar, Lyon, Bucarest. La vie en entreprise aux quatre coins du monde. Une ouvrière chinoise raconte ce qu'elle subit chaque jour à l'usine : l'humiliation quotidienne. Au même moment, un superviseur de plateau sénégalais dénonce la cruauté dont peut faire preuve son chef d'entreprise pour « faire du chiffre ». Ailleurs, un responsable assurance-qualité voit se détériorer sa relation familiale sous la pression du travail. Et à Bucarest, une ingénieur d'études et développement témoigne de sa difficulté à s'intégrer, à réussir, à gravir les échelons. Le quotidien de ces individus est rude, tranchant, parfois cruel et honteux.

 

 

Mercredi 2 avril à 19h30 au CnT : Rencontre avec Claudine Galea  et l'équipe du spectacle : Jean-Michel Rabeux, metteur en scène, Claude Degliame, comédienne et Bérengère Vallet, plasticienne, à l'occasion des représentations de Au Bord à la MC93 à Bobigny du 31 mars au 15 avril. Rencontre animée par Marie Richeux, France Culture

 

Au Bord (Ed. Espace 34) : « Il y a des premières lectures qui foudroient.
Lorsque j'ai écouté "Au Bord" pour la première fois, j'ai été foudroyé. Le cœur du texte extrait la photo de la prison d'Abou Ghraib, publiée dans le Washington Post, de sa fonction politique évidente, pour rejoindre les probables raisons de pourquoi elle a été prise : l'abus sexuel. Le coeur du texte parle du trouble sexuel de la locutrice devant cette photo de torture et de guerre.
C'est inadmissiblement érotique. Ce n'est pas politiquement inadmissible : on ne soupçonne pas une seconde le texte d'adhérer à des valeurs politiques fascisantes justifiant le traitement infligé à l'homme.
Cette laisse n'est pas mon truc mais le gouffre qu'elle ouvre au bord de l'âme de Galea, oui, ça je connais, ça c'est ma vie : envisager ce qui fait détourner les regards de tous et en faire des spectacles, ou des livres ».
 Jean-Michel Rabeux