Angoulême : éditeurs BD et organisateurs autour de la table

Cécile Mazin - 20.04.2015

Culture, Arts et Lettres - Salons - FIBD Angoulême - bande dessinée - Franck Bondoux


Chaque année, le cirque recommence, et entre deux éditions, les soupçons, les accusations mal dissimulées et les doutes persistent. Pourtant, le Festival de la BD d'Angoulême est un rendez-vous incontournable, chaque janvier. Sauf que, mi-mars, une nouvelle polémique était déclenchée, alors que la société 9eArt+ revenait sur le devant de la scène.

 

Festival de la BD d'Angoulême 2014

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Certes, l'idée qu'un prestataire privé prenne possession de la moitié de la manifestation n'emballait personne. Devenu « un bien commun », il n'était pas question que le Festival soit accaparé, d'une manière ou d'une autre. En attendant que tout cela soit démêlé, les organisateurs annoncent la constitution d'un comité de concertation et de coordination. Ce dernier doit réunir les éditeurs de BD et le FIBD, pour faire évoluer la manifestation. 

 

Quatre missions ressortent de ce mouvement d'échanges

  • Enrichir le projet de l'événement afin, notamment, de faire en sorte que celui-ci soit mieux à même, dans l'avenir, de répondre aux enjeux culturels et économiques du 9e Art – en assurant notamment, dans un contexte international, la promotion de la bande dessinée d'expression francophone, tout en favorisant les échanges commerciaux.
  • Etre en capacité de dialoguer conjointement avec les pouvoirs publics, partenaires du Festival, dans le but de trouver des synergies adaptées aux objectifs respectifs et de déployer un plan d'action public-privé avec une perspective pluriannuelle.
  • Permettre une meilleure compréhension des contextes et contingences propres à chacun dans ses champs d'intervention, en ayant pour objectif de rechercher les formes communes d'engagement qui soient les plus appropriées possibles (ouvrant sur des adaptations du Festival).
  • Mettre en œuvre des rapprochements susceptibles d'assurer l'émergence et le déploiement de nouvelles réalisations, notamment en termes de promotion de la lecture, aussi bien dans le temps du Festival, qu'à d'autres périodes de l'année.

 

Il s'agit donc de répondre aux enjeux liés au Festival, que ce soit en tant qu'événement majeur en France, avec un rayonnement mondial, mais également pour l'industrie de la bande dessinée dans son ensemble. 9eArt+ évoque également le besoin de « prendre en compte le fait que la manifestation doit faire face à des évolutions considérables, à l'heure où l'organisation et la pérennité des événements culturels deviennent de plus en plus complexes à assurer ».

 

Les évolutions se feront donc en concertation avec les acteurs, afin de créer une synergie impérative, respectueuse des attentes de chacun.

 

« Cette réflexion partagée avec la communauté des éditeurs de bande dessinée représentera une contribution importante pour assurer la réussite des prochaines éditions du Festival d'Angoulême, spécialement au regard du soutien aux créateurs du 9e Art, à la diffusion de leurs œuvres et à l'économie du secteur », concluent-ils.