Angoulême : l'ombre de Lucky Luke à l'honneur dès janvier 2016

Julie Torterolo - 10.11.2015

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Lucky Luke - Angoulême - L'Art de Morris


Le 28 janvier prochain Lucky Luke fêtera ses 70 ans. Pour commémorer l’événement, la société organisatrice du Festival de la Bande dessinée d’Angoulême, 9eART+, annonce la tenue d'une exposition baptisée L’art de Morris. Une rétrospective consacrée à l’œuvre de Maurice De Bevere qui se déroulera jusqu’au 18 septembre 2016 et sera hébergée par la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image à Angoulême.

 

 

 

En partenariat avec Lucky Comics et inauguré lors de la 43e édition du Festival (du 28 au 31 janvier 2016), l’événement présentera plus de 150 planches et dessins originaux de Morris. Certaines d’entre elles n’ayant jamais été exposées, les œuvres permettront de se renouer avec « l’homme qui tire plus vite que son ombre ». Le cow-boy que Morris a créé à l’âge de 22 ans en s’inspirant des westerns, des dessins animés américains et de la bande dessinée franco-belge, a depuis rejoint le panthéon des héros de BD. 

 

Depuis 70 ans, Lucky Luke, « modèle reconnaissable du héros flegmatique sans peur et sans reproche », décrit le communiqué, a été vendu à plus de 300 millions d’exemplaires et traduit dans 29 langues. Inspiré par Hergé, formé par Jijé aux côtés de Franquin, Morris s’est installé aux États-Unis pendant plusieurs années, où il a côtoyé notamment les auteurs du magazine Mad qui lui ont permis de donner une « dimension parodique » à ses œuvres.

 

« Celle-ci est renforcée, dès le milieu des années 1950, par la présence de René Goscinny, qui, pendant plus de vingt ans, signe les scénarios de la série », ajoute le communiqué de l'événement. De leur union sont nés Jolly Jumper, Rantanplan ou encore les Daltons. 

 

Les multiples facettes de Morris à l'honneur

 

L’exposition sera accompagnée d’un appareil critique sur l’œuvre et l’esthétique de Morris, et montre les multiples facettes de l’artiste avec notamment la présentation de journaux, d’esquisses et de manuscrits provenant des collections du musée de la bande dessinée ou de prêts de particuliers. Seront également exposés des posters, des photos et des figurines, ainsi que des interviews de Morris provenant des fonds de l’Institut national de l’audiovisuel (INA). 

 

En juillet, dernier la Cité de la BD et de l’image d’Angoulême avait tenu à rappeler sur ActuaLitté son rôle majeur dans l’exposition tournée vers Morris. Précisant alors : « L'opération est menée conjointement par 9eArt+, La Cité et les éditions Dargaud et c’est ensemble que nous sommes allés voir les ayants droit de Morris, et que nous les avons convaincus de s’impliquer complètement dans cette aventure. » Un partenaire hébergeur de luxe que cette Cité, pour servir le Festival.

 

L’exposition devrait rester durant huit mois au sein de la Cité, qui prend tout de même en charge près de 80 % du budget – autrement dit, la Ville d’Angoulême. Et ce alors que le FIBD parvient à attirer au mieux l'attention. Toujours des équilibres délicats...