Aperghis : notre monde est devenu un parc d'attraction

Clément Solym - 04.05.2011

Culture, Arts et Lettres - Expositions - luna - park - Aperghis


Luna Park est une pièce de théâtre musical, avec quatre personnages reliés entre eux par des circuits informatiques. Georges Aperghis présentera son spectacle en création mondiale à l'IRCAM, du 8 au 10 juin 2011.

L'homme-machine

Lorsque le cyborg respire, il émet un son grave de flûtes basse ou octobasse. Quand il bouge, ses gestes sont captés par des accéléromètres, des rubans tactiles et des capteurs piézo-électriques.

Sa voix, de synthèse, est transformable par ses gestes ou par ceux des autres. Sans jamais avoir de contacts humains, les quatre personnages interagissent et parviennent à se faire « tirer la langue » à distance !


Les médiateurs sont les câbles, les micros et les écrans. Les codes numériques sont concrétisés par des percussions aériennes. Les effets produits résultent autant de l'énergie des corps que de trois moteurs artificiels, qui changent le son, l'articulation et les enchaînements !

Sens

Le livret est un mélange poétique et hermétique de phonèmes et de mots français : serait-ce le langage du futur ? « xfolm rhkhjffjuj zlpwcfwc (…), comme termite par l'âme et de l'archer, comment n'as tu le vers l'homme va criant » (voir le site de MRC)

Luna Park confond monde virtuel et monde réel, et la technologie a transformé l'homme en machine. La société des cyborgs paraît insolite, mais Georges Aperghis est-il vraiment contre cette évolution ? (en savoir beaucoup plus)

Premières les 8, 9 et 10 juin 2011 au Festival Agora/IRCAM | Avec Eva Furrer (flûte octobasse), Johanne Saunier, Richard Dubeslki (percussion) et Michael Schmidt (flûte basse) | Lumière, dispositif scénique, vidéo : Daniel Lévy | Réalisation de l'informatique musicale IRCAM : Greg Beller