Appel à projets pour Lire en Short, 2ème, du 20 au 31 juillet 2016

Antoine Oury - 29.01.2016

Culture, Arts et Lettres - Salons - CNL Centre National Livre - Lire en Short CNL - budget manifestations


Proposé par Aurélie Filippetti, concrétisé par Fleur Pellerin, l'événement Lire en Short est une occasion estivale de valoriser la littérature pour la jeunesse — et, pour cette deuxième édition, d'inviter « young adults » et adultes à participer. Toujours organisé par le CNL, le cru 2016 de la manifestation devra transformer l'essai, en s'assurant notamment d'une meilleure répartition des animations sur le territoire.

 

Inauguration de Lire en short, manifestation jeunesse

Fleur Pellerin lors de l'inauguration de Lire en Short 2015 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

La promotion de la lecture reste l'ambition première de Lire en Short, rappelle le Centre National du Livre dans un communiqué. En 2016, la manifestation sera officiellement lancée le 20 juillet prochain, un mercredi, pour profiter de l'affluence dans les centres aérés, et se terminera le 31 juillet, soit près de deux semaines d'animations. 

 

Le Centre National du Livre lance un appel à projets jusqu'au 20 février : tous les types de structures (association, librairie, bibliothèque, médiathèque, centre culturel et sportif, centre d’animations, collectivités, mairie...) sont invités à présenter un projet pour obtenir une labellisation et donc un soutien financier du CNL.

 

Pour être labellisés par le CNL, ces projets événementiels doivent remplir plusieurs critères dont bien sûr s’inscrire dans les dates de la fête, créer des démarches originales et ludiques pour inciter à la lecture, développer des actions pour faire connaître l’univers d’auteurs et d’illustrateurs jeunesse importants, impliquer différents professionnels locaux de la chaîne du livre, programmer des animations de qualité, qui valorisent le livre et la lecture, ainsi que les auteurs et illustrateurs invités dont la rémunération doit être systématique lorsqu’ils participent aux animations (rencontres, débats, lectures…), mobiliser tous les publics, et spécifiquement le jeune public et les adolescents, offrir la possibilité de lire sur place et gratuitement…

 

La première édition avait été jugée satisfaisante, avec une fréquentation estimée à 300.000 personnes, contre 200.000 attendues à l'origine. Le budget de Lire en Short a été revu à la hausse, passant de 500.000 € en 2015 à 700.000 € pour 2016. L'augmentation des crédits alloués se fait sans réévaluation du budget global du Centre National du Livre, et « il y aura des arbitrages par rapport à d’autres choses que l’on faisait et que l’on fait moins », nous expliquait Vincent Monadé, le président du Centre. 

 

 

 

Le bilan de la première édition de Lire en Short était mitigé : concrètement, Lire en Short avait mobilisé 300.000 personnes sur un public potentiel de 5,5 millions de personnes, puisque « [l]a très grande majorité des animations s’adressaient aux enfants entre 3 et 12 ans, qui sont près de 5.5 millions en France ». A priori conscient de cette audience restreinte, le ministère insistait alors sur les 5 millions de personnes « touchées par la communication » autour de l'événement, un critère d'évaluation assez obscur.

 

Les inégalités entre les territoires constituaient par ailleurs le point noir de cette première édition : les régions outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Guadeloupe, Mayotte, privée d'événements) sont les plus délaissées, tandis que Corse, Lorraine, Franche-Comté, Limousin ou Nord-Pas-de-Calais comptaient à peine ou moins d'une vingtaine d'événements sur 2 semaines de manifestation. Pour remédier à cette répartition inégale, les organisateurs insistaient sur une nécessaire communication à l'échelle nationale, mais aussi à l'installation de « scènes nationales », plus importantes en termes d'animations.

 

Le bilan complet pourra être retrouvé ci-dessous, et notre analyse sous ce lien.

 

 

 

  Bilan Lire en Short 2015 by ActuaLitté