Arte : Le Barrage de Marguerite Duras dans le cycle “Isabelle Huppert”

Victor De Sepausy - 10.08.2020

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Isabelle Huppert rétrospective - Marguerite Duras Barrage - Barrage Pacifique documentaire


Isabelle Huppert, invitée splendide d’Arte, sera à retrouver du 9 septembre au 7 octobre, dans une série de films. Des classiques, ou peu s’en faut, découlant parfois d’œuvres inattendues. Mais surtout, cette rétrospective fournit l’occasion de diffuser le documentaire Pornotropic, Marguerite Duras et l’illusion coloniale.


 

Il y aura Madame Hyde, de Serge Bozon (2015), librement inspiré du livre L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde. Mais la fiole de potion est remplacée par un coup de foudre — littéralement. Et soudainement, une timide professeure de physique que ses élèves méprisaient « sent grandir en elle une énergie nouvelle, mystérieuse et dangereuse ». Le tout avec une bande originale 100 % rap, détonante…



 
Ou encore La séparation, de Christian Vincent (1994), qui adaptait le roman de Dan Franck (prix Renaudot 1991), avec Daniel Auteuil pour donner la réplique. « Un soir, au cinéma, Anne refuse de prendre la main de Pierre, avec qui elle vit en couple depuis plusieurs années. Tous deux ignorent que ce geste anodin n’est que le prologue d’une série d’événements qui les mèneront à la rupture… » Films à visionner les 9 et 23 septembre, à 20 h 55.

Il y aura également Eva, de Benoît Jacquot (2017). Cette fois, c’est le livre de James Hadley Chase (Ève aux éditions Gallimard, trad. Jean Robert Vidal 1945), qui sert de matière. « Bertrand mène la belle vie en se faisant passer pour l’auteur d’une pièce de théâtre à succès. Subjugué par sa rencontre avec une mystérieuse prostituée nommée Eva, son obsession entraînera peu à peu sa chute. » Diffusion, le 30 septembre, même horaire.
 

Duras, encore et toujours




 
Mais surtout, on (re)découvrira Un barrage contre le Pacifique, de Rithy Panh (2007). Dans cette Indochine française, au début des années 30, Madame Dufresne, veuve, s’évertue à reconstruire des barrages pour protéger ses rizières des typhons de la mer de Chine. Mais ses enfants, Joseph et Suzanne, ne songent qu’à quitter leur misérable existence pour tenter de trouver une vie meilleure.

Diffusé le 7 octobre toujours à 20 h 55, le film sera suivi d’un documentaire inédit : Pornotropic, Marguerite Duras et l’illusion coloniale de Nathalie Masduraud et Valerie Urrea (coproduction ARTE, 2019, France, de 52 minutes). 


image tirée du documentaire

 
Paru en 1950, ce roman manquera le prix Goncourt de peu, rappellera-t-on. « Mais, alors que la France essuie ses premières défaites militaires en Indochine, comment récompenser celle qui ose proposer le récit de la désillusion coloniale ? Petits blancs miséreux, administration corrompue, travail forcé, prostitution généralisée… l’ouvrage sonne comme un réquisitoire féroce, bien loin de la carte postale », précisent les réalisatrices.

« De la pornographie des imaginaires au proxénétisme économique, 70 ans après sa parution, Un Barrage contre le Pacifique continue de résonner. »


crédit photo : Madame Hyde © LFP – Les Films Pelléas / Frakas Productions / ARTE France Cinéma / Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma


Commentaires
Ne pas oublier le film «Barrage Contre Le Pacifique» (exit l'article indéfini) du grand René Clément, avec Silvana Mangano et Anthony Perkins (1958), soit de la fine fleur du formidable cinéma des années cinquante !
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