Aurélie Filippetti et Michel Sapin en Avignon pour entendre les intermittents

Antoine Oury - 14.07.2013

Culture, Arts et Lettres - Théatre - Aurélie Filippetti - Michel Sapin - Festival d'Avignon


Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, accompagné par le ministre du Travail Michel Sapin, a rencontré une vingtaine d'organisations professionnelles du spectacle vivant. Une réunion qui fait suite aux menaces de grève de la part des organisations syndicales, qui souhaitent obtenir des garanties relatives à leur assurance chômage.

 


Festival d'Avignon 2007 (AVIGNON,FR84)

jean-louis Zimmermann, CC BY 2.0

 

 

La veille, la ministre signait avec Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la convention « Université, lieu de culture », qui vise à rapprocher les milieux pédagogiques et culturels. Ce matin, c'est Michel Sapin qui l'a rejoint pour rencontrer les syndicats du spectacle vivant, et entendre leurs revendications relatives à l'assurance chômage.

 

Le communiqué assure que chacun des ministres a conscience de « l'extrême précarité » des intermittents du spectacle, et garantit une protection sociale en conséquence. Les syndicats craignent que les annexes 8 et 10, qui concernent les règles d'affiliation, par fonction et non par secteur, des intermittents du spectacle.

 

En faisant référence à la mission d'information parlementaire sur les emplois artistiques, Aurélie Filippetti et Michel Sapin ont recommandé aux partenaires sociaux « d'examiner les pistes d'amélioration du régime avancées par le rapport de mission ».

 

Selon Libération, qui cite les propos du secrétaire général de la CGT Spectacle Jean Voirin, le ministre du Travail Michel Sapin aurait affirmé que ses « services prendraient leurs responsabilités » dans le cas de négociations trop difficiles avec l'organisation patronale.

 

Au mois de juin, la CGT avait appelé à la grève pour ce 13 juillet, suivie par le SYNDEAC (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles), PROFEDIM (Syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles, diffuseurs indépendants de musique) et la CIPAC (Fédération des professionnels de l'art contemporain). En première ligne des revendications, les baisses du budget du Ministère de la Culture, qui atteint désormais 0,68 % du budget de l'État. « Une première depuis 30 ans » souligne la CGT.