Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Autographes des Siècles, des écrits historiques à portée de main

Bouder Robin - 10.04.2017

Culture, Arts et Lettres - Salons - salon livre rare - autographes personnages célèbres - librairie lettres manuscrits


C'est à Lyon qu'est installée cette librairie au concept original : Autographes des Siècles estime, achète et revend des lettres et manuscrits de personnages célèbres. ActuaLitté a rencontré son fondateur, Julien Paganetti, au Salon international du livre rare et de l'objet d'art à Paris, ce week-end.



Au cœur du Grand Palais, la foule navigue entre les différentes librairies et maisons d'édition. Il est une boutique qui attire l’œil des passionnés d'histoire : Autographes des Siècles. Cette librairie pas comme les autres est une véritable mine d'or pour celles et ceux qui rêvent de côtoyer les grands noms du passé.

 

C'est une âme de collectionneur, doublée d'un véritable amour pour l'histoire, qui anime Julien Paganetti, fondateur d'Autographes des Siècles : « la passion », comme il le résume si bien. L'aventure commence en 2007 : « Spécialisé dans les manuscrits et les autographes, j'ai fondé Autographes des Siècles à Lyon », raconte-t-il.

 

Cette librairie singulière propose à la vente des documents originaux datant parfois de plusieurs siècles, en lien avec des personnalités du passé. Brouillon de La Peste d'Albert Camus, photographie originale de Winston Churchill, lettre de Charles Baudelaire à sa mère... On y trouve de tout. « C'est 90 % de lettres et de manuscrits, 5 % de photos et 5 % de dessins », estime Julien Paganetti.


Documents ayant appartenu à Serge Gainsbourg et Yves Saint Laurent


Le succès de l'entreprise est indiscutable : les vendeurs et acheteurs sont au rendez-vous. « Grâce à internet, tout est plus facile bien sûr. Les gens appellent pour nous demander d'estimer un document ancien, ou proposent de nous le vendre ». La librairie se charge ensuite de mettre son catalogue en ligne, à la portée de tous.

 

Tout l'art du métier réside dans l'estimation des documents, une tâche loin d'être facile et qui recquiert une culture historique infaillible. De nombreux critères entrent en compte : la rareté du document, son auteur, son contenu, son esthétique ou encore son intérêt. « Une lettre écrite par Victor Hugo à M. Dupont n'a aucun intérêt, nous la vendrions à 300 € », estime le libraire.

 

Bien entendu, plus l'autographe est ancien, plus il gagne en rareté. Le document le plus ancien auquel le fondateur ait été confronté ? « Ça devait être une lettre d'Henri IV, datant de 1450 ou 1500 », se souvient-il. Une lettre qui n'est plus en sa possession, mais qui fait actuellement le bonheur d'un collectionneur, quelque part.