Ayad Akhtar remporte le Pulitzer pour le théâtre

Xavier S. Thomann - 16.04.2013

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Pulitzer - Université de Columbia - Journalisme


C'est le moment pour l'université de Columbia de remettre le célèbre prix Pulitzer dans pas moins de 14 catégories différentes. Parmi lesquelles le théâtre et la fiction, mais aussi le journalisme, pour lequel le Pulitzer est un peu la récompense suprême. 

 

 

Columbia University

InSapphoWeTrust, CC BY-SA 2.0

 

 

Pour ce qui est du théâtre, le prix est revenu à Ayad Akthar pour sa pièce Disgraced (disgracié), qui n'a été jouée pour l'intrant seulement aux États-Unis. À 42 ans, cet auteur décroche la célèbre récompense pour une pièce, la première à son actif, qui met en scène un dîner. Celui-ci tourne plutôt mal et c'est l'occasion de revenir sur quelques thèmes importants, tels que le racisme, l'islamophobie ou encore le sexisme. 

 

Le jury a déclaré que cette pièce « dépeint un avocat d'affaires reconnu forcé de se demander pourquoi il a si longtemps cherché à cacher son héritage de musulman pakistanais. » Ce sera aux Londoniens de découvrir la pièce au mois de mai. 

 

Quant à la fiction, le prix est revenu à Adam Johnson pour son roman sur la Corée du Nord, au coeur de l'actualité ces derniers temps. Son roman The Orphan Master's Son est une plongée dans ce pays qui demeure très mal connu. Pour écrire ce livre sur le quotidien dans la dernière dictature stalinienne, l'auteur a effectué un voyage dans le pays. 

 

Ce livre a été bien reçu dans l'ensemble, et beaucoup ont loué la qualité de la description du pays, et de ses camps de travail. 

 

Enfin, pour ce qui est journalisme, c'est le New York Times qui est en tête du palmarès des prix reçus. Le journal a remporté quatre distinctions. Son reportage sur la chaîne de supermarchés Wal-Mart et ses relations louches au Mexique a remporté les suffrages. 

 

Le Sun Sentinel de Fort Lauderdale (Floride), le journal en ligne InsideClimate News, le Star Tribune de Minneapolis ou encore le Denver Post ont aussi reçu des prix. Et le prix du meilleur critique revient à Philip Kennicott qui officie au Washington Post