Beigbeder et Rahimi : les écrivains s'adaptent au cinéma

Clément Solym - 07.07.2010

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - cinema - romanciers - beigbeder


Tous, ils veulent tous passer derrière la caméra, faire une oeuvres qui soit grande, émouvante, belle et tragique et qui donne leur vision du monde, dont ce dernier ne pouvait évidemment pas se passer. Eux, ce sont les romanciers. Lui, c'est le cinéma. Le 7e art.

Et les deux grosses pointures qui s'apprêtent à griffer les salles obscures sont...

Frédéric Beigbeder et Atiq Rahimi.

Dans une interview accordée à Cyberpresse fin mai 2008, le premier avouait pourtant ses fautes : « La plupart des auteurs vous diront non. Aucun écrivain ne désire être trahi. Le mode d'expression qu'est le cinéma est tellement puissant, il rejoint tellement plus de gens que la littérature, que vous aurez d'autant plus l'air d'un couillon si jamais l'adaptation est complètement ratée. »

Mais également : « J'ai l'ambition secrète de devenir un acteur “bankable”. Personne n'en a plus rien à foutre des écrivains! Non mais qui a encore envie de coucher avec un auteur ? Un acteur “bankable”, ça attire plus. »

Non pas acteur, donc, mais plutôt une adaptation de l'Amour dure trois ans, adapté de son troisième roman, rappelle BibliObs. Cela commencera début 2011, et le Beig sera donc directeur de l'adaptation. Comme ça, si c'est raté, il ne pourra s'en prendre qu'à lui-même.

En décembre 2008, un certain Florian Sala avait déjà tenté une adaptation, intitulée plus sobrement L'amour dure trois minutes. Très très très librement inspirée du roman d'ailleurs.


L'autre, Atiq, c'est son Syngué Sabour qu'il va adapter, explique Livres Hebdo. Arte apportera quelques espèces sonnantes et trébuchantes dans l'affaire, et le scénario a été coécrit avec Jean-Claude Carrière.