Blake, une figure mythique du romantisme au Petit Palais

Clément Solym - 18.04.2009

Culture, Arts et Lettres - Salons - blake - romantique - fantastique


Le Petit Palais propose du 02 avril au 28 juin une rétrospective très complète de l'oeuvre d'un génie du romantisme britannique William Blake. Quand on dit génie le terme est parfaitement approprié tant il se rapport à une inspiration de l'ordre du divin.

L’Europe, prophétie ou L’Ancêtre des jours, Frontispice, 1794, W. Blake
Crédits : © The Fitzwilliam Museum
Il faut dire que la vie de William Blake est teintée d'une patine mystique. Le poète, graveur, peintre avait bien soutenu avoir vu à l'âge de 3 ans des anges autour d'un arbre. On prétendra à des hallucinations. Peu importe, c'est la source de sa sublime inspiration. et que dire encore quand un moulage phrénologique de son crâne met en évidence deux cornes sur son front. Anecdote d'autant plus troublante quand on sait que Blake est mort alors qu'il était en train d'illustrer l'Enfer de Dante.

L'homme est toujours insaisissable, toujours sur la ligne tendue du fantastique, ni fantaisiste, ni complètement dans la réalité. Et son oeuvre fait écho à cette vie intérieure. C'est donc l'oeuvre envoûtante d'un artiste majeur et secret que le Petit Palais vous propose de découvrir.

Placée sous la direction d'un spécialiste anglais, Michael Phillips, elle réunit pour la première fois en France quelque 150 oeuvres. La plupart ont été prêtées par les principaux musées britanniques, d'autres proviennent de collections privées, du Louvre et du Philadelphia Museum of Art.

Dans un communiqué le Petit Palais précise : « William Blake est le plus célèbre mais aussi le plus secret des génies d’Outre-Manche. Mieux qu’aucun autre, Blake exprime l’inspiration hallucinée propre au romantisme anglais ».

Mais laissons le dernier mot à William Blake : « L’inspiration et la vision étaient, sont et seront toujours, j’espère, mon Élément, mon Refuge éternel ».