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Bondy, fier de diriger l'Odéon, après Olivier Py

Clément Solym - 11.04.2011

Culture, Arts et Lettres - Expositions - bondy - odeon - mitterrand


Alors que le ministre vient de statuer, sans commentaires, sur la nomination de Luc Bondy, futur remplaçant d'Olivier Py, le départ quelque peu précipité du second provoque l'indignation du parti communiste.

Dans un communiqué, Alain Hayot, responsable des questions Culture déplore un « limogeage inattendu, contre l’avis des membres du Conseil d’administration du Théâtre national de l’Odéon ».

Une décision qui intervient « à la suite d’autres mesures comme la nomination surprise de Macha Makeiff au Théâtre de la Criée de Marseille, alors que Catherine Marnas s’était vu promettre ce poste, ou la nomination-surprise, annulée depuis, d’une directrice surnuméraire au Théâtre national de Chaillot ».

« Nous assistons à un étonnant parallèle : la montée de l’arbitraire va de pair avec le désengagement de l’état. Plus le ministère de la Culture se désengage de ses missions, plus il se livre à l’arbitraire des nominations dans l’opacité. En réalité, sa mission première est d'opposer les professionnels de la culture entre eux ! »

Réjoui... vraiment


Le metteur en scène Luc Bondy, pour sa part, assure à l'AFP qu'il est très fier de succéder à Olivier Py. « Je me réjouis, mais il y a encore des discussions à mener (...). Je n'ai rien contre qui que ce soit, mais je ne ferai pas de déclarations. Il y a encore des choses à discuter avec le ministère. Il faut savoir qu'est-ce qu'il en est du budget, de mes fonctions. »

Et d'assurer que la transition doit se passer harmonieusement, d'une direction à l'autre « en des termes qui ne sont pas des histoires de vexation et de polémique. Ça devient pratiquement une cabale cette histoire et je ne le veux pas du tout. Je n'ai rien à dire contre Py ni contre quiconque ».

Et le silence du ministère de la Culture reste toujours glaçant...