Boualem Sansal fait Chevalier des Arts et des Lettres par Aurélie Filippetti

Clément Solym - 09.11.2012

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Boualem Sansal - Ministère de la Culture - Récompense


Ce jeudi avait lieu, dans les salons du Ministère de la Culture et de la Communication, la cérémonie de remise de quatre titres honorifiques. La ministre Aurélie Filippeti a adoubé les derniers paladins des Arts. L'actrice Isabelle Sadoyan s'est vue remettre les insignes de Chevalier de l'ordre national de la Légion d'Honneur. Les chefs d'orchestre Paavo Järvi et Laurence Equilbey ont été faits Commandeurs de l'ordre des Arts et Lettres, et l'écrivain algérien Boualem Sansal a été élevé au rang de Chevalier du même ordre des Arts et Lettres.

 

 

Sansal, Equilbey, Filippetti, Sadoyan et Järvi (Crédit photo : Thibaut Chapotot / MCC)

 

 

La cérémonie a eu lieu dans le Salon des Maréchaux, 3 rue de Valois, dans le bâtiment du Ministère de la Culture et de la Communication. Une petite cinquantaine de personnes étaient présentes à cette occasion, parmi lesquelles des proches des artistes récompensés ainsi que quelques photographes.

  

C'est l'actrice native de Lyon, Isabelle Sadoyan, qui fut la première à s'avancer sur la petite estrade. La ministre, à travers son discours, salua un parcours exemplaire sur les planches de théâtre et puis sur les écrans des salles obscures.

 

Le chef d'orchestre estonien se présenta le second face à la ministre, stoïque. Aurélie Filippetti le remercia pour son long parcours dédié à la musique, ainsi qu'à son exemplaire direction de l'Orchestre de Paris.

 

Puis vint le tour de la mélomane Laurence Equilbey d'être honorée, et remerciée pour sa contribution au rayonnement ainsi qu'au renouveau du répertoire vocal a cappella en France comme dans le monde.

 

Et enfin, dernier, mais non des moindres, l'écrivain algérien Boualem Sansal, certainement le plus applaudit, fut salué pour les nombreux combats livrés au cours de son existence, pour la paix et la liberté d'expression. Une remise de prix moins houleuse que celle du Roman arabe, à laquelle l'écrivain algérien n'avait pas été convié pour cause de voyage en Israël...