Cannes : Au-delà des colline, avec une paire de palmes

Clément Solym - 27.05.2012

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Cannes - Palme - Cristian Mungiu


C'était le petit chouchou dans la grande sélection des ouvrages et le réalisateur roumain, Cristian Mungiu, qui incarne une certaine vision du jeune cinéma roumain, découvert en 2002 à l'occasion de la Quinzaine des réalisateurs. En 2007, il obtient une palme d'or pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours

 

Et voilà que cinq années plus tard, il repart de Cannes avec un Prix du scénario pour cette année 2012. Au-delà des collines, présenté dans la sélection officielle est un chanceux, puisqu'il repart également avec un Prix d'interprétation féminine, dédoublé pour récompenser les deux jeunes comédiennes, particulièrement émues, en recevant leur récompense. Et tout juste sorties de leur avion, finalement, pour obtenir cette palme.

 

Or, sur toute la sélection de titres pourtant très littéraires, et inspirés de grands ouvrages, c'est le seul à repartir avec une double récompense.

 

Film d'ouverture, il repose sur un fait divers qui remonte en 2005 : une jeune fille, la soeur Irina Cornici, perdit la vie à l'occasion d'une séance de spiritisme (ou d'exorcisme), qui s'est tenue dans un monastère situé dans le nord-est du pays. Le film en reprend la trame globale, mais s'appuie également sur le livre de la journaliste Tatiana Niculescu-Bran, une ancienne de la BBC, qui se plongea dans l'enquête et en sortit plusieurs ouvrages. 

 

La fille était morte attachée à une croix, et bâillonnée. Tout devait se passer comme un simple exorcisme, une banale séance de désenvoûtement, mais le prêtre en charge de cela a vu la situation dégénérer. « Au début on l'a ligotée. Mais le diable était tellement fort qu'il a rompu les cordes. Nous avons été obligés de lui mettre les chaînes », rapportait la dépêche AFP de l'époque.

 

L'affaire de la possédée de Moldavie est revenue sur les écrans avec le travail de Cristian Mungiu. C'est à partir d'eux que le scénario s'est écrit.

 

« Ce que j'ai trouvé intéressant, ce n'est ni le fait divers, ni le côté spectaculaire d'un exorcisme qui est secondaire, mais les destins qui s'entremêlent dans cette histoire : celui de deux amies qui ont grandi dans un orphelinat, mais aussi le destin des institutions, l'Église orthodoxe, les services médicaux », expliquait récemment Tatiana Niculescu-Bran, à l'AFP.


Et de conclure : « Ce qui m'a troublé c'est que le dilettantisme, qu'il soit médical, religieux ou institutionnel peut tuer. Dans cette histoire, tout le monde essaie de "faire le bien" mais le dilettantisme et la confusion des responsabilités mènent à un final tragique. »

 

Le pitch est simplement décrit : 

Alina revient d'Allemagne pour y emmener Voichita, la seule personne qu'elle ait jamais aimée et qui l'ait jamais aimée. Mais Voichita a rencontré Dieu et en amour, il est bien difficile d'avoir Dieu comme rival.   

 

La bande annonce suit : 

 





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