Ces œuvres d'art qui disparaissent aux ministères

Clément Solym - 31.01.2009

Culture, Arts et Lettres - Expositions - œuvres - art - disparition


Depuis la Révolution, les musées nationaux, le Mobilier National, la manufacture de Sèvres ou encore le Fonds National d’art permettent de meubler les ensembles immobiliers de la République. Tout allait bien jusqu'à ce qu’un rapport de la cour des Comptes finisse par épingler sévèrement la gestion de ces prêts avec un taux de disparition très important.

Ce rapport en a déclenché un autre qui a pris dix ans avant d’être terminé. Entamé en 1997, il sera présenté par Christine Albanel jeudi prochain. Ce sont pas moins de 16.000 œuvres qui ont disparu de la circulation depuis parfois très longtemps.

Certaines ont été retrouvées par un heureux hasard chez des antiquaires mais beaucoup restent dans la nature. Nombre de ses pièces n’ont pas grande valeur. Cependant, on retrouve au rang des objets manquants un Miro, une horloge Boulle, un dessin de Dufy ou encore une huile de Zoran. Des plaintes ont été déposées pour tenter de remettre la main sur ces objets.

Il faut désormais penser à revoir le système de ces prêts de façon à le rendre beaucoup plus tatillon. Sur les 184.000 pièces prêtées, 133.000 sont clairement suivies… Le rapport s’intéresse aussi à la façon dont chaque ministère se positionne dans cette gestion calamiteuse. L’Education nationale vient au premier rang dans ces mauvaises habitudes avec 50 % de pièces non apparentes, suvie par la Défense et l’Economie.