César : Omar Sy, Joann Sfar et Roman Polanski

Clément Solym - 26.02.2012

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - César - récompenses - adaptation


À l'occasion de la cérémonie récompensant Omar Sy, au titre de meilleur acteur, les Césars, dans cette édition 2012, ont également fait une petite part aux adaptations. Cette 37e cérémonie n'en comptait peut-être pas des masses, mais deux productions ont été saluées.

 

Or, revenons à Omar Sy : Intouchables, le film adapté du roman de Pozzo, Le dernier souffle, aura donc consacré le premier rôle en long métrage de l'acteur. « J'ai gagné encore de l'amour ce soir. C'est la profession qui vote. Ce César, c'est un témoignage d'amour et de considération, et j'ai besoin de ça pour avancer », expliquait-il hier. 

 

Début janvier, l'enthousiasme des spectateurs pour le film s'était répercuté sur le livre, avec, à l'époque, 200 à 210.000 exemplaires vendus, nous expliquait Bayard. « L'impact du film est énorme pour la publication du livre et ses ventes. L'auteur était venu pour la promotion du film à Paris, et le lancement du livre, qui coïncidaient avec la première du film. La presse s'est énormément intéressée au sujet du livre, alors que le film recevait un très bel accueil. »

 

 

 

Parmi les autres récompensés, donc, on retrouvera Joann Sfar, qui l'an passé avait déjà obtenu le prix du meilleur premier film. Il présentait alors Gainsbourg, vie héroïque. Et retour cette année sur le dessinateur, qui vient d'emporter le César du film d'animation, avec Le chat du rabbin, adapté de son propre livre. 

 

« Si c'étaient les grand-mères qui enseignaient le Maghreb, ce serait un peu moins dégueulasse », aura commenté le dessinateur. 

 

Retrouver le Chat du Rabbin, en librairie


 

Enfin, toujours dans les adaptations, c'est le film Carnage de Roman Polanski, d'après le livre de Yasmina Reza, qui remporte le César de la meilleure adaptation. Le livre de Reza, Dieu du carnage, avait été publié par Albin Michel.