Chantal Thomas jurée du prix Femina, exclue du Goncourt ?

Clément Solym - 17.10.2013

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - prix Goncourt - prix Femina - éditions Grasset


Une boulette, ça arrive à tout le monde. Mais quand cette boulette se double d'un conflit d'intérêts, elle devient plus embarrassante. Ainsi, les jurés du prix Goncourt avaient délivré une première sélection le 6 septembre dernier, avec 15 romans en lice dont celui de Chantal Thomas, L'échange des princesses, publié chez Seuil. Un problème ? Pour les éditions Grasset, manifestement oui. 

 

 

Les Dix membres de l'Académie Goncourt, chez Drouant.

Photo © Micheline Pelletier

 

 

À cette époque, Grasset dispose de trois romans en lice contre deux seulement chez Seuil. Or, on connaît la chanson, le Goncourt récompense toujours GalliGrasSeuil - les éditions Gallimard, Grasset ou Seuil. Bon, cette année, manifestement, c'est Jean-Philippe Toussaint, avec Nue, paru chez Minuit, qui devrait remporter le prix, voilà quelques semaines qu'on en entend parler. 

 

Dans la deuxième liste du Goncourt, on retrouvait deux titres de Grasset, et seul celui de Chantal Thomas restait pour Seuil. 

Sorj Chalandon, Le quatrième mur                           
Karine Tuil, L'invention de nos vies

 

Et comme tout est bon pour éliminer la concurrence, le Canard enchaîné rapporte que les éditions Grasset ont frappé fort : nos confrères annoncent que Chantal Thomas devrait disparaître de la liste, la short, qui sera dévoilée le 29 octobre prochain. Pourquoi ? Eh bien, la maison Grasset s'est émue de ce que Chantal Thomas puisse siéger au prix Femina, un fait incompatible avec le règlement du prix Goncourt.

 

Vengeance ? Pas vraiment : il y avait quatre titres de Grasset dans la sélection du Fémina, et trois restent dans la dernière présentée. Pour l'heure, l'Académie n'était pas disponible pour répondre à nos questions. On rappellera. La dernière sélection du Goncourt doit intervenir le 29 octobre et la remise du prix se fera le 4 novembre.