Chateaubriand brigue l'Académie française : faut se faire entendre...

Clément Solym - 07.09.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - chateaubriand - academie - française


Avant de se faire surnommer Chateaubriand, en référence à un vin rouge assez goûteux, l'écrivain romantique se prénommait François-René, et disposait du titre de vicomte de Chateaubriand. Ce qui claque tout de même un peu plus sur une carte de visite.

Quel dommage, dans tous les cas, René n'aura jamais connu l'iPhone. Parce qu'il aurait sûrement fait parvenir un SMS à l'Académie française pour lui transmettre sa demande de candidature à un des sièges qu'il obtint bien évidemment, et qu'Honoré de Balzac convoitera par la suite.

L'exposition L'Académie française au fil des lettres, de 1635 à nos jours, se tiendra à partir du 16 septembre au Musée des Lettres et Manuscrits. Et chaque jour, ActuaLitté vous en fait découvrir une nouvelle. Lettre. Suivez, un peu.

François-René, vicomte de Chateaubriand
Lettre à Sophie Gay du 29 novembre 1812.
Elu en 1811 à l’Académie française.


Cette lettre évoque la retraite de Chateaubriand suite au scandale créé par son discours de réception à lʼAcadémie. Cʼest grâce à lʼintervention de Sophie Gay et à la condition de garder le silence que Chateaubriand put éviter de graves ennuis et ne pas subir lʼirritation de Napoléon Ier. Il reçut néanmoins l’ordre de sʼéloigner de Paris et se retira à la Vallée-aux-Loups. Ce nʼest qu’après la chute de lʼempereur quʼil siégera à lʼAcadémie.


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