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Cinéma : Le Masque de la mort rouge, version Kurosawa, sortira en 2020

Nicolas Gary - 11.03.2017

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Le Masque de la mort rouge - Edgar Alla Poe - Akira Kurosawa adaptation


Le réalisateur japonais Akira Kurosawa décédé en septembre 1998, avait laissé dans ses cartons un projet ambitieux. Il souhaitait porter une adaptation du Masque de la mort rouge, le livre d’Edgar Allan Poe. Mais son film ne vit jamais le jour, même si les travaux préparatifs avaient débuté.

 

illustration par Arthur Rackham, 1935

 

 

L’accident vasculaire cérébral qui frappa Kurosawa en 1998 empêcha que la production ne soit entamée. Cette même année, quelques mois plus tard, le réalisateur japonais décédait. Il avait pourtant commencé à écrire le script du film en 1975, juste après le succès de son film Dersu Uzala.

 

La mise en scène de sa version du Masque sera tout de même portée sur les écrans, apprend-on : les studios chinois Huayi Brothers et CKF Pictures vont s’associer pour produire le film, à partir du scénario qu’avait laissé Kurosawa.

 

Le texte de Poe a été réuni dans un enseblme de 19 nouvelles, avec de multiples traductions – notamment celle de Charles Baudelaire. Quelque part en Europe Centrale, une épidémie de mort rouge, variété de peste aux effets foudroyants, sévit dans la contrée. Tandis que ses gens meurent à l’extérieur, le prince Prospero s’enferme dans son château et organise un bal masqué. Malheureusement, un mystérieux visiteur portant un masque de mort rouge entraîne Prospero dans une salle noire et le tue.

 

Une des plus grandes nouvelles d’Edgar Allan Poe, un chef d’ouvre du gothique, et une parabole sur la condition humaine.

 

La Mort Rouge avait pendant longtemps dépeuplé la contrée. Jamais peste ne fut si fatale, si horrible. Son avatar, c’était le sang, la rougeur et la hideur du sang. C’étaient des douleurs aiguës, un vertige soudain, et puis un suintement abondant par les pores, et la dissolution de l’être. Des taches pourpres sur le corps, et spécialement sur le visage de la victime, la mettaient au ban de l’humanité, et lui fermaient tout secours et toute sympathie. L’invasion, le résultat de la maladie, tout cela était l’affaire d’une demi-heure

 

Toutefois, il faudra patienter jusqu’en 2020 avant de découvrir ce que Kurosawa avait pu laisser. On comprend l’attrait du réalisateur pour la Russie, où se déroulera l’intrigue – tout comme Dersu Uzala, inspiré du livre autobiographique de Vladimir Arseniev, racontant l’amitié entre un autochtone sibérien et un topographe russe.

 

 

Sinon, on peut aussi profiter de cette adaptation animée de la nouvelle par Jean Monset et Tim...